Appliquer la logique du pair à pair aux voitures réduit les accidents

Par 12 juillet 2011
Mots-clés : Smart city, Europe
Voitures

Truffer les automobiles de capteurs et envoyer un signal à celles alentour lors d'un choc avertit de la présence d'un carambolage. Pour que l'information se propage, chaque véhicule devient un relai.

 

Pour réduire les risques d'accidents sur la route, des chercheurs de l’Université de Bologne ont mis au point un logiciel embarqué capable de communiquer d’un véhicule à l’autre, à des kilomètres à la ronde et en temps réel, la présence d’un problème. Ce projet serait capable de réduire de 40% le nombre de voitures impliquées dans un carambolage. Mené par Marco Roccetti, Gustavo Marfia et Alessandro Amoroso, il n’a fait l’objet que de simulations informatiques mais des tests grandeur nature vont être menés cet été à l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA), en collaboration avec des ingénieurs de chez Toyota.

Voitures en peer-to-peer

Les véhicules doivent être équipés de capteurs. Dès qu’une voiture reçoit un choc anormal, causé par un accident, un signal est envoyé aux véhicules alentours, que le logiciel traduit concrètement en une alerte pour les conducteurs, depuis le tableau de bord par exemple. Les véhicules prévenus relaient à leur tour l’alerte, un peu dans la logique d’un réseau peer-to-peer. L’information se répand ainsi très loin. Pour éviter de saturer le réseau, le message initial ne porte au plus qu’à un kilomètre ; ensuite, une seule des voitures alertées la transmet aux véhicules plus éloignés. Le logiciel est capable d’identifier laquelle est la mieux placée pour ça.

Internet en voiture

Les expérimentations de cet été diront si le dispositif est prêt pour faire l’objet d’une commercialisation. Mais derrière ce projet, les chercheurs entrevoient déjà un moyen de connecter les voitures à Internet à un coût minimum. Les véhicules ainsi mis en réseau n’ont besoin ni d’antenne, ni de borne relais, ni d’opérateurs de télécommunication. La couverture est assurée par les voitures elles-mêmes. Il serait à terme possible de surfer, d’aller sur les réseaux sociaux, de télécharger des contenus, d’acheter en ligne sans dépendre des infrastructures réseau. A noter qu'en ce qui concerne la voiture intelligente, Google a déjà testé une Google Car sans chauffeur en 2010 ; et à La Rochelle, l’Inria fait rouler des minibus sans pilote guidés au laser.

 

 

 

 

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