Après le football, l'aviron a son simulateur

Par 19 août 2008
Mots-clés : Smart city, Europe

Pour palier les insuffisances des rameurs traditionnels, un simulateur d'aviron perfectionné a été créé. Il recrée les conditions d'entraînement des athlètes dans un environnement virtuel.

Un sportif fait de l'aviron. Son bateau glisse le long d'une rivière. A chaque coup de rame, de petites vagues font le même bruit. La résistance de l'eau est telle qu'elle impose à l'homme de considérables efforts. Il peut entendre au loin la foule qui l'encourage. Nous ne sommes pas aux Jeux Olympiques de Pékin mais au premier étage d'un laboratoire de robotique de l'ETH, l'école polytechnique fédérale de Zurich. Les chercheurs de ce laboratoire avaient déjà élaboré un simulateur censé améliorer les performances des gardiens de but au football. Afin d'optimiser la préparation des sportifs qui pratiquent l'aviron, ils ont également créé un simulateur ultra perfectionné qui recréé les conditions d'entraînement de façon aussi réaliste que possible dans un environnement virtuel. Un vrai aviron dont l'avant et l'arrière ont été sciés est posé au sol. Les rames ont été raccourcies.
Des rames reliées à un moteur électrique
Le bateau est entouré de trois écrans sur lesquels un paysage virtuel est projeté. Lorsque l'athlète est assis dans le bateau, sa proue et les parties restantes des rames apparaissent sur les écrans. Le bateau est entouré d'une centaine de haut-parleurs qui reproduisent le bruit des rames qui fendent l'eau ainsi que celui des spectateurs. Dix caméras enregistrent les mouvements du sportif et des cordes accrochées aux rames sont reliées à un moteur électrique. Lorsque la personne rame, le moteur s'enclenche et elle peut ainsi sentir la résistance de l'eau. "De telles conditions d'entraînement sont le plus proches possibles de la réalité, explique Peter Wolf, l'un des responsables du projet.
Calcul de la respiration et du rythme cardiaque
Ce simulateur est  beaucoup plus efficace qu'un rameur traditionnel, dont les qualités sont limitées lorsqu'il s'agit d'entraînement de haut niveau. Selon lui, ce système prend en compte des éléments cruciaux en situation de compétition tels que la présence de nombreuses autres personnes ou les conditions météorologiques. Il permet également de mesurer des paramètres physiologiques comme la respiration ou le rythme cardiaque de l'athlète, et de corriger ses mouvements. Régulièrement testé sur des sportifs de haut niveau, le dispositif leur est prioritairement destiné. A terme, il pourrait éventuellement être commercialisé à une plus large échelle. En attendant, les chercheurs de l'ETH réfléchissent à l'application d'un dispositif d'entraînement équivalent à d'autres sports comme le tennis ou le golf.

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