Après la prévention d'incendies, le WiMax surveille les volcans

Par 07 août 2008
Mots-clés : Smart city, Europe

Weird présente un appareil de mesure de l'activité des volcans en temps réel basée sur WiMax. La technologie permet une connexion haut-débit et robuste.

Le projet européen Weird, qui développe des plates-formes de recherche et de surveillance basées sur WiMax, dévoilait récemment un système de monitoring des massifs forestiers destiné à prévenir le déclenchement d'incendies. Dernier volet de l'initiative : permettre l'étude en temps réel de l'activité des volcans non éteints. Elle a ainsi développé un appareil de mesure capable de retransmettre par WiMax les données collectées. Ce mode de connexion a en effet un grand avantage : il permet une connexion haut-débit et, surtout, robuste. Selon les responsables du projet, l'appareil permettrait ainsi de délivrer environ soixante-quinze mégabits de données par seconde. "Le WiMax est le moyen le moins cher de réaliser ce type de collecte de données. C'est aussi le système qui délivre la meilleure qualité de service", souligne Enrico Argori, qui participe à l'initiative.
Une connexion robuste et flexible
Pour rendre leur appareil de mesure encore plus fiable et flexible, les responsables du projet intègrent également d'autres systèmes de télécommunications sans-fil. Ils ont également développé des logiciels qui exploitent les réseaux de nouvelle génération (NGN). Ceux-ci permettent de véhiculer des données en passant automatiquement sur le protocole disposant du meilleur signal au moment du transit. Les chercheurs ont par ailleurs développé une application qui permet à leur appareil de mesure de ne collecter et communiquer des informations que quand une activité est enregistrée au cœur du volcan. Pour préserver les informations de toute interférence, les chercheurs réservent une partie de la bande passante en utilisant le protocole Diameter.
Des informations transmises uniquement en temps utile
Celui-ci identifie le trafic de données et donne la priorité à celles en provenance du centre de surveillance des volcans. Enfin, et l'option est intéressante, ils ont développé des interfaces qui permettent à des personnes n'ayant qu'une connaissance sommaire des protocoles de communication de se servir de l'appareil. Le système sera testé en Italie, sur le Mont Vésuve et sur plusieurs volcans islandais. A noter : d'autres initiatives du même type existent déjà pour assurer un monitoring des volcans en temps réel. L'université Saint Andrews, par exemple, dévoilait l'année dernière un appareil de mesure fonctionnant au Wi-Fi. Le système, performant, ne dispose cependant que d'une autonomie de huit heures.

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