Après les yeux, la peau. Rasoir ?

Par 25 septembre 2010
Dinosaure dans un verre de lunettes

Comme tu as su attendre
Comme tu lui as parlé
Et comme elle résistait
Elle voulait se défendre
Et c’était presque beau (*)

Ha ha, sus au monopole de la vilaine marque ! Haro sur l’étiquette haussière ! En écrivant cela, je m’endors. Amusant comme on dissimule de l’argumentaire commercial sous des slogans pro-consommateurs. Ne serait-il pas plus simple de dire : OK, on a trouvé un nouveau business model, qui permet d’éliminer des intermédiaires ; et avec notre site web, on coupe les coûts dûs à la location d’une boutique réelle, à la rémunération des vendeurs ; nos achats en groupe facilitent les ristournes, etc. À la limite, tout centrer sur l’ingénérie qui a permis de proposer des produits moins chers.

Au lieu de cela…

Comment le consommateur peut-il accepter de payer aussi cher pour un produit aussi basique“. “deux géants bien connus se taillent la part du lion“. “Une situation de quasi monopole de fait qui a des effets désastreux pour le consommateur puisque celui-ci paie un considérable sur-prix“. “Un site dont l’objectif est de proposer aux consommateurs français une alternative de rasage de qualité à un prix juste“. “assume pleinement son combat contre les géants du rasage

Oui, après la lutte contre le “monopole” des opticiens, affairés à faire rendre au consommateur de honteux bénéfices issus de la vente de (rayer la mention inutile) lentilles, verres correcteurs, la juste guerre contre les égoïstes pharmaciens, voilà que les brigands fourbes et félons que sont les fabricants de lames de rasoirs démultipliées & vibrantes sont en joue (blague). J’aime bien l’idée de payer mes lames de rasoir moins chères. Donc msieur Gillet(te),on ne va pas couper les cheveux en quatre : il ne s’agit pas de critiquer votre entreprise (Raz*War) dans ce billet, mais votre communication. Je n’aime pas les campagnes qui opposent, qui confrontent. Moi, ce qui m’a fasciné avec les levées de fond d’Instant Luxe avec Isai, c’est cette réintermédiation : un expert va certifier l’appartenance d’un produit à une marque de luxe pour que la transaction sur le site marchand soit conclue. Le rapport ? L’ingéniosité du modèle. Me rappelle une discussion avec Michel Dahan de Banexi Ventures. Mais c’est une autre histoire et puis faire du name dropping est en soi une activité auto-suffisante.

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