Architecture : un livre blanc pour le développement d'outils de simulation

Par 03 octobre 2008

Du fait d'un manque de coordination et de critères communs, les professionnels du bâtiment sont loin d'utiliser massivement les systèmes de modélisation.

Architectes et constructeurs rechignent encore trop souvent à délaisser leurs méthodes de travail traditionnelles pour se tourner vers des solutions de collaboration en ligne et de simulation des données. Le constat est dressé par des scientifiques et des ingénieurs de l'UC San Diego et de l'université de Weimar, qui se sont retrouvés au Calit2* dans le cadre d'une table ronde. Intérêt de cette dernière : définir les bases qui permettront aux instituts et entreprises du bâtiment de s'ouvrir aux technologies numériques. De telles solutions permettent d'optimiser les méthodes de travail et de réduire le nombre d'erreurs qui ralentissent un chantier. Et selon les initiateurs du débat, trois aspects doivent être réglés : l'élaboration d'une base de données d'algorithmes pour les systèmes de visualisation et de simulation, la création de modèles communs d'intégration.
Un manque d'interactivité
Dernier point : le développement d'un accès simplifié aux structures déjà existantes."Pour le moment, nous disposons de solutions de maîtrise d'oeuvre très peu interactives. Pourtant les dispositifs de visualisation informatique assistent les professionnels depuis les plans de l'architecte jusqu'à la construction, où ils permettent de faire des diagnostics sur l'existant", explique Frieder Seible, l'un des responsables de la rencontre. Selon les participants au workshop, l'une des raisons expliquant la faible utilisation de solutions de simulation ou de détection est que la plupart des modèles informatiques sont capables de réaliser un diagnostic, comme le suivi de la température ou de la qualité de la soudure. Or, explique Frank Werner, responsable du Institute for Steel Design and Construction, "pour le moment il est impossible de rassembler tous ces paramètres dans un seul modèle informatique".

Rendre la modélisation plus attractive

"Les ingénieurs doivent donc mener trois entreprises de simulation : de processus, de matériel et de structure, ce qui les ralentit dans leur tâche". La création de structures et de modèles communs permettrait ainsi d'accélérer le développement d'applications pouvant mieux convenir aux besoins des professionnels du secteur. Et de conclure : "Nous devons absolument nous accorder sur la mise en place de fondations communes si nous voulons voir se généraliser l'utilisation de solutions de simulation. Notamment au niveau de la recherche : les scientifiques doivent voir les technologies numériques comme de nouvelles possibilités et pas comme des obstacles".
*California Institute for Telecommunications and Information Technology

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas