Asie : les ordiphones demeurent l'apanage des régions développées

Par 03 mars 2010

La pénétration des smartphones en Asie du sud-est est encore majoritairement confinée aux zones urbaines dynamiques. Pour des raisons de coût de l'appareil et d'infrastructures. Mais la situation tend à changer.

Le développement des smartphones en Asie du sud-est se concentre principalement sur certaines zones, telles que Singapour ou Hong-Kong, particulièrement développées. C’est ce que révèle une étude de l’agence publicitaire AdMob, selon laquelle le taux de pénétration des ordiphones pour ces deux villes avoisine les 80 %. Quand celui d’un pays tel que le Vietnam peine encore à 20 %. "Il y a une frontière économique très claire", explique à L’Atelier Matthieu Cortesse, du cabinet de conseil GFK. "Les ventes des smartphones ne peuvent être dissociées des infrastructures existantes",précise-t-il. Selon lui, de nombreux facteurs entrent en jeu, comme la position des opérateurs dans chacun des pays, leur volonté ou encore leur marge de manœuvre.
Le développement du marché dépend des infrastructures existantes
Toutes ces données doivent être prises en compte",explique le consultant. Les régions où les smartphones ont pris une place prépondérante sont des endroits où le coût relativement élevé de ces appareils n’est pas un facteur limitant. Ce sont aussi des zones où la couverture 3G est assurée, selon le spécialiste. "Cela explique la raison pour laquelle les zones urbaines économiquement développées sont devant. Acheter un smartphone sans pouvoir utiliser les applications Internet qui sont proposées n’est pas très intéressant",poursuit-il. L’étude indique toutefois que le marché s’élargit à l’ensemble des pays d’Asie du sud-est. Au Vietnam, la croissance était par exemple de 450 % à la fin de l’année 2009. Pour Matthieu Cortesse, cela suit une évolution logique.
Le smartphone amené à se démocratiser
"Le smartphone tend aujourd’hui à se populariser. Ces appareils ont engendré de nouveaux usages – notamment dans le monde professionnel", explique-t-il. Avant d’ajouter : "Il s’agit d’un outil de travail pertinent, qui vient en complément des ordinateurs portables". Et pour les particuliers, cet outil tend à devenir incontournable."L’utilisation de ces appareils comme titre de transport, par exemple, ou pour des opérations de micro-paiement, rend le produit de plus en plus indispensable pour l’ensemble de la population", explique le consultant. A noter : selon l’étude, Nokia demeure le principal fabricant de mobiles en Asie du sud-est. L’iPhone arrive en seconde position, et a même pris la première place en Australie, à Singapour et à Hong-Kong.

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas