L’Atelier se rend à la Singularity University

Par 14 décembre 2012 1 commentaire
Mots-clés : singularity university
Morgane et Clémence à la Singularity University

La Singularity University est des lieux les plus mythiques et les plus mystérieux de la Silicon Valley, où se rassemblent célébrités de l'innovation et visionnaires confirmés pour brainstormer et prototyper. Leur mission? Résoudre les problèmes d'aujourd'hui grâce à l'innovation technologique. L'Atelier s'y rend pour enquêter.

Vendredi dernier, L’Atelier a quitté ses bureaux de San Francisco pour se rendre “ sur le terrain”, dans l’université la plus secrète  et la plus atypique de la Silicon Valley: la Singularity University. A demi-dissimulée dans l’arrière-cours du site de la NASA, cette université n’a rien d’ordinaire... à l’image de son créateur, Ray Kurzweil, célèbre visionnaire et fier défenseur du controversé concept de singularité technologique qui fait référence à un instant futur, où l’homme et la technologie ne feront physiquement plus qu’un.

Bref, conscients de pénétrer dans un endroit inédit et réservé aux grands chercheurs et à quelques cadres fortunés, nous passons le mirador d’entrée et franchissons les portes de l’université. A l’intérieur, Ray Kurzweil est en visio-conférence; nous nous dirigeons rapidement vers le laboratoire. Ici le mot d’ordre est clair “prototype, prototype et...prototype”, les étagères sont jonchées de maquettes, robots, vieux disques durs, puces électroniques en tout genre et autres reliquats de l’électronique moderne. Au fond de la salle trônent majestueusement deux imprimantes 3D. 

Un des chercheurs accepte d’interrompre momentanément son travail pour nous recevoir. Il s’agit de Dan Barry, ancien astronaute, maintenant chercheur et responsable de la chaire intelligence artificielle et robotique à la Singularity. Au cours de notre discussion, Dan nous avoue ne pas vraiment croire à la singularité technologique. Selon lui, le progrès technologique va se heurter au problème énergétique et à la limitation des ressources disponibles. Il nous explique également que toutes les courbes qu’on croyait “exponentielles”, comme la croissance démographique, ont fini par “ralentir” un jour... Enfin, cela ne l’empêche apparemment pas de travailler à la Singularity. Quand on lui demande comment il définirait un robot, Dan répond simplement: “Well, it is simply something about moving and computing”. Hum... intéressant Docteur Barry!

Après quelques questions, on nous fait signe qu’il est temps pour nous de partir, le chercheur doit retourner à sa table de travail. Après une petite photo souvenir, nous nous éclipsons discrètement. Dehors un rayon de soleil illumine le logo de la Nasa et un immense hangar où sont sans doute construites les fusées de demain... “The exit is this way!” nous crie le gardien; “Oh sorry...” et, sur la pointe des pieds, nous quittons les lieux...

Décidément, la Silicon Valley n’a pas fini de nous étonner!

Morgane L'hostis et Clémence Coursimault

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1 Commentaire

merci pour ce bref mais instructif reportage à l'Université de la singularité : il devrait lire Kurzweil, le chercheur que vous avez interviewé, car la question des ressources énergétiques y est traitée...
Allez, petite vidéo du maitre :
http://www.tags-graffitis.net/blog/2013/11/quest-ce-que-la-singularite-ray-kurzweil/

Je trouve que vous avez eu de la chance d'entrer dans ce lieu mythique pour nombre de chercheurs sur l'avenir de la convergence numérique

Soumis par Tags (non vérifié) - le 25 février 2014 à 21h04

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