Attractivité high-tech : dix pays à l'épreuve

Par 31 juillet 2008

Les coûts déterminent l'implantation des acteurs des technologies de l'information dans le monde. Mais tous les secteurs des TIC n'ont pas les mêmes prérogatives.

Coût d'installation, prix de la main d'œuvre, coûts de transport, investissements du pays en R&D, politique de taxes... Difficile pour les différents types d'industrie de déterminer quel pays serait la meilleure terre d'accueil. Alors, Japon, Mexique, Canada ou France ? Une étude de KPMG pourrait faciliter cette décision. C'est le Japon qui se positionne le mieux pour l'industrie du logiciel en termes de compétitivité. Autre conclusion : on note des différentiels de coûts importants selon les pays dans la recherche et le développement. Des différences qui s'expliquent par les écarts de salaires entre les employés techniques et scientifiques, mais aussi par les divergences de législation concernant les taxes sur le secteur. Le Canada, la France et les Pays-Bas obtiennent les meilleures notations dans ce domaine.
Bonne note pour le Mexique
Le grand gagnant en termes de compétitivité reste le Mexique, fort de sa position de pays industrialisé émergent. Il représente ainsi une terre fertile pour le secteur de l'électronique : un marché qui représentait plus de 900 milliards de dollars en 2006 à l'échelle mondiale. Pour les telcos, qui requièrent une main d'œuvre qualifiée, mais surtout peu d'investissement immobilier et l'accès à des matériaux, les pays les plus compétitifs comptent là aussi le Mexique en première position. Il est suivi par le Canada et l'Australie. Et la France ? Pour toutes les industries observées, elle se situe généralement en milieu de peloton, mais décroche la première place au niveau européen dans les secteurs high-tech. L'hexagone reste donc compétitif pour accueillir les acteurs des technologies de l'information.
Premier coût : la main d'oeuvre
Faire une telle étude était pourtant risqué : les coûts ont une influence différente selon les industries. En effet les opérateurs télécom diffèrent dans leurs investissements des éditeurs, ou encore des spécialistes de l'électronique. Un pays n'est donc compétitif qu'en fonction des critères définis par ces différentes industries. Heureusement, certaines observations restent vraies pour tous les pays observés. Ainsi, les coûts dus à la main d'oeuvre sont les plus importants dans l'industrie des logiciels, mêmes s'ils varient considérablement selon les pays et même selon les régions. Quoiqu'il en soit, KPMG a mesuré les impacts combinés de vingt-sept critères de coût et leurs variations selon les pays (*). L'étude a comparé en parallèle cent trente-six villes dans ces régions, selon les critères cités plus haut.
(*) Les pays observés : Australie, Canada, France, Allemagne, Italie, Japon, Mexique, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, et les Etats-Unis

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