Les auditeurs soucieux de maîtriser l'impact du cloud et des réseaux sur l'entreprise

Par 21 mars 2012
audit

Les professionnels du secteur de l'audit interne se montrent désireux de mieux connaître l'usage que font les compagnies de l'informatique dans les nuages et des réseaux sociaux. Cela, notamment au niveau sécuritaire.

Pour améliorer la pratique de leur métier, les professionnels du secteur de l'audit interne expliquent qu'il est nécessaire qu'ils approfondissent leurs connaissances dans des domaines qui ne concernent pas forcément leur activité, comme le secteur des nouvelles technologies. C'est en effet le constat de Protiviti, une société de conseil américaine, qui effectue chaque année un sondage auprès de 800 auditeurs internes afin de connaître quelles compétences, selon eux, mériteraient d'être approfondies en vue d'une meilleure productivité. Résultat intéressant cette année : les auditeurs placeraient au premier rang le besoin de mieux connaître l'utilisation que font les entreprises du cloud-computing et des médias sociaux, ainsi que les risques inhérents à leur implantation.

Prévenir plutôt que guérir ?

"Sachant que l'usage de ces deux technologies a entraîné un réel bouleversement dans la sécurité des données de l'entreprise", explique Brian Christensen, il serait donc vraiment important que les auditeurs internes soient mieux formés aux risques que celles-ci peuvent entraîner. A la fois d'un point de vue financier, mais également en ce qui concerne la mauvaise publicité. En effet, l'étude constate qu'un nombre surprenant d'entreprises (60%) n'exploiteraient pas les audits lorsqu'il s'agirait d'empêcher les fraudes et autres fuites de données. Néanmoins, l'étude se veut rassurante : plus de 50% d'entre elles affirment quand même les utiliser pour détecter, évaluer, contrôler et même porter au tribunal les affaires de fraudes.

Plus que ses connaissances, améliorer son usage

Alors comment expliquer ce manque de connaissance de la part des auditeurs internes ? Selon Brian Christensen, vice président de Proviti, "le problème viendrait de l'usage même des nouvelles technologies au sein des entreprises". Le besoin en connaissance des auditeurs internes concernant les nouvelles technologies prendrait en effet sa source dans le fait que celles-ci ne sont pas toujours popularisées dans leur travail quotidien. En effet, les auteurs du rapport affirment qu'une entreprise sur trois n'utilise aucun logiciel spécifique lors de la réalisation de son audit. Parmi celles qui en utilisent, 27% s'appuient sur un simple traitement de texte ou un tableur. Parmi celles qui n'en utilisent pas, 1/4 envisagent d'en implanter un d'ici douze mois.

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