Australie : les réseaux mobiles contribuent à la productivité économique

Par 17 juin 2010
Mots-clés : Digital Working

L'impact de l'Internet mobile sur l'économie australienne est de plus en plus important. Pour le maintenir, il faudra pourtant continuer à investir et élargir le cercle des fréquences disponibles.

Le haut-débit mobile participe activement à l'amélioration de la productivité australienne, indiquent deux rapports réalisés sous la houlette du Ministère du Haut-Débit, de la Communication et de l'Economie Numérique du pays. On y apprend par exemple que l'industrie des télécommunications mobiles a contribué à hauteur de près de 18 milliards de dollars à l'économie australienne, portée par le succès des services de données mobiles. "Le trafic de données mobiles est un composant de plus en plus important de l'industrie", explique le rapport. "Le nombre d'utilisateurs du haut-débit mobile va croître significativement dans les années à venir pour dépasser les 50% de la population".
Un trafic égal à 1360 millions de Gigabytes en 2014 ?
Si cet impact sur la productivité semble ainsi bien réel, le second rapport prévient cependant que son maintien aura un prix. "Il faudra rendre disponible un spectre de fréquences suffisamment large pour permettre de répondre à la demande du marché en termes de couverture et de capacité", préviennent les auteurs. Les bénéfices seraient alors plus qu'importants puisque le rapport prévoit une augmentation de la productivité brute de plus de 140 milliards de dollars entre 2013 et 2020. A cette période, le nombre d'abonnements mobiles haut-débit devrait avoir dépassé les 20 millions, auxquels il faudra ajouter près de 6 millions de cartes d'accès. Au total, le trafic de données sur mobile devrait atteindre 1360 millions de Gigabytes d'ici à 2014.
Combinaison de réseaux basses et hautes fréquences
Dans cette optique, les auteurs comptent sur la commercialisation de réseaux de nouvelles générations s'appuyant sur les technologies LTE (Long-Term Evolution), la futur 4G. Ils prévoient que les fréquences supérieures à 2,5 GHz seront disponibles en 2013 et celles supérieures à 700MHz un an plus tard. D'après les auteurs, cette combinaison de réseaux à hautes et basses fréquences permettra de répondre aux nouveaux besoins. Les premiers assurant une couverture étendue et les seconds une capacité optimale. Le rapport précise cependant que leurs prévisions pourraient être trop optimistes et que le timing de commercialisation de ces fréquences est encore incertain.

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