Aux Etats-Unis, l'immobilier s'empare du 2.0 pour mieux communiquer

Par 08 avril 2009

Le secteur de l'immobilier américain s'ouvre aux outils communautaires, qui permettent de mieux cibler l'acheteur et de tisser une relation avec lui. En France, la situation est différente.

Facebook, Twitter et YouTube sont les outils idéaux de demain pour les professionnels de l'immobilier, avance le Real Estate Services Providers Council (Respro)*. Ces applications correspondent en effet à ce qu'attendent les consommateurs : une combinaison de technologies et de contact humain. La preuve : aux Etats-Unis, 80 % des clients prospectent d'abord via Internet, avant de conclure l'affaire physiquement. De telles solutions permettent de fournir au consommateur un maximum d'informations sur le bien, mais aussi de tisser une relation personnalisée avec les agences. Selon le Respro, les outils de réseau social en particulier correspondent aussi aux jeunes qui les utilisent au quotidien, et qui préfèrent désormais communiquer par l'écrit pour se renseigner.
Les applications cartographiques
Cet optimisme est modéré par Olivier Seners, directeur général du site avendrealouer.fr. Tout du moins sur le marché français. "Nous utilisons des outils s'apparentant à YouTube, des images virtuelles ou de la vidéo". Et de poursuivre : "Mais le système économique de l'immobilier est incompatible avec l'utilisation de ces plates-formes. Ce, en partie parce que nous faisons payer ceux qui postent les annonces".Autre différence : en France, les applications de cartographie comme les maps ne sont pas proposées. Alors que dans d'autres pays elles le sont pour renseigner le consommateur sur l'environnement géographique du bien. "Dans l'Hexagone, les agents travaillent selon ce qu'on appelle un mandat simple, ou non exclusif", continue Olivier Seners.
Un contact humain nécessaire
Ils redoutent que la concurrence ne s'approprie la vente ou la location, et évitent donc des indications de lieu trop précises. Pour le directeur général, les outils 2.0 ont également un rôle limité dans la transaction. En revanche, aux Etats-Unis, ils aident à la prospection. Dans tout les cas, une fois cette étape de recherche effectuée, il est rare que les consommateurs ne visitent pas réellement le bien. Ce constat est partagé par le Respro, pour qui l'étape durant laquelle l'acheteur rencontre des professionnels de l'immobilier ne peut pas être oubliée. "Le consommateur apprécie généralement de profiter de l'expertise des agents, car cela le sécurise", poursuit le directeur général. "Ce, notamment parce que nous devons faire face à toujours davantage de lois précises dans notre secteur".
*association américaine qui rassemble les acteurs du secteur

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