Aux US, le plan national pour le haut-débit ne fait pas le bonheur de tous

Par 14 janvier 2011
fibre

Des incertitudes règnent encore autour du cadre réglementaire du programme de déploiement de la large bande sur l'ensemble du territoire. Résultat : les opérateurs se montrent frileux en termes d'investissements actuels.

Le déploiement du plan national de couverture en haut-débit aux Etats-Unis inquiète les opérateurs de télécommunications, constate une étude publiée par la National Telecommunications Cooperative Association (NTCA). Si l'on en croit les acteurs interrogés, cela pourrait freiner le développement de la large bande dans les zones rurales, malgré une hausse du taux de pénétration constatée sur l'année. Selon le rapport, la quasi-totalité des répondants a ainsi estimé appréhender l'impact du plan sur leurs opérations. Parmi les craintes évoquées, celle de l'incertitude qui entoure de possibles changements du cadre réglementaire. Selon plus des trois quarts des personnes interrogées, cela affecte leurs actuelles décisions en matière d'investissement.

Des inquiétudes en termes de législation

Notamment pour les plus petits acteurs. Cela pose aussi des questions sur les fonds dont ils bénéficieront pour le déploiement du haut-débit. "Les législateurs doivent s'assurer que le soutien aux opérateurs se poursuivra de manière continue et assurée au moment où le pays confirmera son virage vers un accès en large bande universel et accessible à tous", note Shirley Bloomfield, responsable exécutive du NTCA. Parmi les autres difficultés évoquées, celle du prix, de la fibre en particulier. Pour plus de neuf telcos sur dix, cela représente le principal frein au déploiement massif de la technologie.

Les opérateurs investissent dans la fibre

Reste que, si l'on regarde les chiffres, près de la totalité (94 %) des opérateurs proposent le haut-débit via DSL. Et environ 70 % développent actuellement des réseaux de fibre, jusqu'au pied de l'immeuble ou au foyer. Soit un déploiement en hausse de 15 % sur un an. Enfin, un quart juge comme un frein une demande du consommateur considérée comme trop faible. Quand un opérateur sur cinq parle de la difficulté d'obtenir des financements et de la complexité des régulations actuelles. A noter qu'en ce qui concerne le débit, 45 % des répondants reçoivent des débits supérieurs à 6 Mbps, environ 60 % entre 3 et 6 Mgbps et 75 % entre 1,5 et 3 Mgbps. 

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