Aux USA, les médias sociaux n'intéressent pas les dirigeants

Par 26 juin 2009
Mots-clés : Smart city

Facebook, Twitter ou encore les blogs ne séduisent pas les responsables des grandes entreprises cotées américaines : très peu d'entre eux les fréquentent.

Les sites de réseautage ne trouvent pas grâce aux yeux des dirigeants des grands comptes, soulignent des membres du site UberCEO. Celui-ci s'est penché sur les usages en ligne des directeurs des cent plus grandes entreprises américaines citées par Fortune.  Résultat : seuls deux possèdent un compte Twitter, une petite quinzaine un profil LinkedIn et un sur cinq une page Facebook mais peu alimentée. Les trois quarts ont un article dédié sur Wikipédia, mais souvent limité et en partie obsolète. Et aucun n'entretient de blog personnel.
Une segmentation par âge
"Il est étonnant que les PDG les plus importants soient si déconnectés de la manière dont leurs consommateurs communiquent" souligne Sharon Barclay d'UberCEO.com. Un constat modéré par Olivier Fécherolle, directeur général de Viadeo. Pour lui, il faut surtout y voir une segmentation par âge : "Les sexagénaires, qui sont actuellement à la tête des grandes entreprises citées par Fortune, ont un rapport particulier avec les nouvelles technologies. Ils ne baignent pas naturellement dedans".
L'innovation inversée
Et d'ajouter : "Contrairement aux quarantenaires et à ceux qui arrivent sur le marché qui ont cela dans le sang". Reste que face à la popularité des plates-formes en ligne, les chefs d'entreprise doivent s'y intéresser. Ne serait-ce que pour des questions de visibilité de l'entreprise. Pour le responsable de Viadeo, cette migration devrait s'opérer de manière graduelle. "L'impact des réseaux sociaux s'effectue de bas en haut, selon un principe d'innovation inversée". En d'autres termes, l'entreprise essaie, à l'heure actuelle, de rattraper son retard pour capter l'énergie déployée par les salariés innovants sur les sites de réseaux sociaux.

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