Aux USA, le web facilite l'accès à la santé des populations modestes

Par 21 juin 2012
sick woman and computer

Les personnes concernées ont plus souvent un accès à Internet qu'une couverture santé. De même, elles seraient favorables à des consultations à distance, qui permettraient d'être suivies à moindres frais.

Selon les derniers recensements, 46,2 millions d'individus aux États-Unis se situeraient en dessous du seuil de pauvreté, soit 15,1% de la population. Or le système de santé étant ce qu'il est dans ce pays, ces populations démunies n'ont que peu de choix quant à la manière de se soigner. Une étude réalisée par le service des urgences du Centre médical national pour enfants de Washington dévoile que leur salut se trouverait peut-être dans l'usage intensif que celles-ci font d'Internet et des médias sociaux. Ainsi, selon le sondage effectué auprès de 509 familles pauvres, seules 397 possédaient une assurance maladie dite « publique »*, alors que près de 98,8% d'entre elles dévoilaient posséder un accès Internet.

Plusieurs accès internet et plusieurs moyens de communication

Un chiffre étonnant donc qui représenterait en réalité 503 familles sur 509. Et sur ces 503 familles, 166 admettaient posséder cet accès directement chez eux et 112 sur leur mobile, offrant ainsi la possibilité de consultations médicales digitales dans l'intimité. Mais le rapport rappelle tout de même que 166 familles sondées ont accès à Internet au travail. De plus, les moyens de communication paraissent varier dans ce type de population puisque 96% d'entre elles affirment posséder une adresse email et 60,4 un profil Facebook. Enfin, on remarque que ces familles accèdent régulièrement à ces services. Elles seraient en effet 70,1% à se rendre sur Internet tous les jours et 25,4% à y accéder 2 à 6 fois par semaine.

Des familles démunies prêtes à communiquer

Des résultats d'autant plus intéressants pour les institutions médicales que ces familles se disent particulièrement intéressées quant à l'accès à des consultations à distance. Le rapport dévoile que 259 sondés sur 509 déclarent n'avoir aucun souci avec l'idée de communiquer avec un médecin par le biais de messages électroniques. De plus, un tiers d'entre eux seraient intéressés par le fait de pouvoir entrer en contact par ces mêmes canaux de communication avec le médecin traitant de leurs enfants. Et pour les médecins du Centre médical national pour enfants, cela représenterait une réelle opportunité de prévenir les risques d'accidents domestiques et limiter la surcharge des services d'urgence en formant les parents à distance.

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