Quand les avatars reflètent notre état physiologique inconscient

Par 02 septembre 2010

Des chercheurs de l'université de Barcelone ont développé un système qui mesure les paramètres physiologiques d'un individu, pour les retranscrire au travers du comportement physique d'un avatar censé les représenter.

Permettre aux avatars de refléter au travers de leur comportement l'état physiologique et inconscient d'un individu. C'était l'intention initiale d'une équipe de chercheurs de l'université de Barcelone ont mis au point un système capable de mesurer les paramètres physiologiques d'un individu. Comme  la respiration ou le rythme cardiaque. L'objectif : "adapter la réalité virtuelle de l'avatar aux réponses physiologiques de la personne", explique Christophe Groenegress, l'un des scientifiques associés au projet. Dans la pratique, des capteurs et des dispositifs sans-fil sont disposés sur un individu. Ces derniers mesurent trois paramètres physiologiques en temps réel : la fréquence cardiaque, la respiration et la réaction de la peau.
Un logiciel recueil les données physiologiques et les applique à l'avatar
Les données recueillies sont envoyées à un logiciel qui les utilise pour contrôler et faire évoluer le comportement du personnage virtuel. En pratique : la fréquence cardiaque est reflétée par un mouvement du pied, la respiration par le soulèvement de la poitrine de l'avatar, et la réponse dite "galvanique" de la peau par la couleur plus où moins rosée du visage. Pour autant, les personnes dont les paramètres physiologiques ont été enregistrés, ne se reconnaissent pas dans l'avatar qui reflète leur état inconscient, lorsque celui est au milieu d'autres personnages virtuels.
L'individu ne se reconnaît pas dans le personnage virtuel
Principales raisons : d'autres facteurs influencent leurs choix tels que l'aspect physique ou la situation dans laquelle se trouve l'avatar. Un résultat à prendre en compte pour les entreprises dont les salariés communiquent avec leurs collègues ou des clients via des univers pervasifs (comme en son temps Second Life). Ainsi que le soulignait l’université d’Indiana dans une précédente étude, le physique des personnages virtuels influence la perception que se font les différents intervenants de leurs interlocuteurs. Mais aussi les décisions prises au terme de ces échanges.

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