Avions : les moyens de paiement se multiplient, les risques de fraude aussi

Par 10 août 2009
Mots-clés : Smart city

Acheter son billet d'avion en ligne, sur son mobile ou sa console de jeu est synonyme d'économies et de praticité pour les compagnies. Mais aussi de nouvelles méthodes de fraude, auxquelles elles sont peu préparées.

Pour acheter son billet d'avion, il est évidemment possible de se rendre sur Internet, mais aussi de réaliser l'opération depuis son téléphone portable ou sa console de jeu : un tiers des compagnies aériennes interrogées par 41st Parameter* expliquent ainsi que ces deux derniers modes d'accès représentent déjà 5 % du total des transactions. Pour près de 10 % d’entre eux, ce chiffre oscille même jusqu'aux 20 %. Quant aux moyens de paiement, ils sont aussi de plus en plus diversifiés : carte de crédit, Paypal, Google Check Out… Problème, soulevé par cette même étude : cette évolution du marché de la vente de billets entraîne de nouveaux dangers pour les compagnies aériennes. Pour ces dernières, la possibilité de voir croître les malversations figure ainsi parmi les grands sujets de préoccupations.
Des fraudes coûteuses
D'autant que l'étude souligne le fait que la majorité des compagnies estime ne plus disposer des outils de protection adaptés à ces nouveaux supports. Les règles mises en place pour évaluer les transactions à risque seraient en nombre insuffisant. La moitié des organismes interrogés soulignent ne pas en référencer plus de vingt-cinq dans leurs outils. En chiffres, chaque fraude représente une perte comprise entre 250 et 1 000 dollars, souligne 41st Parameter. Le total s'élevant du coup à plus d’un milliard de dollars de pertes annuelles. Pour y remédier, les deux tiers des compagnies interrogées expliquent employer des enquêteurs - entre cinq et dix par entreprise - pour détecter les escroqueries.
Une mutation lente mais inéluctable
C’est néanmoins assez peu pour faire face à ce que le rapport qualifie de réseaux organisés internationaux. Les fraudes liées aux moyens de paiement mobiles sont cependant difficiles à évaluer : deux tiers des répondants en sont incapables. Pour les autres entreprises sondées, cela représente souvent moins de 10 % des transactions mobiles.La difficulté de chiffrage est la même pour les autres supports de paiement. La situation est du coup loin d'être catastrophique : la mutation en cours, si elle est inéluctable, est suffisamment progressive pour donner le temps aux compagnies de s’adapter. Reste que cette étude doit être prise avec précaution : elle a été commandité par 41st Parameter, une entreprise spécialisée dans les solutions de détection des fraudes dans le milieu de l’aviation.
*Etude réalisée auprès de cinquante deux compagnies aériennes.

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