Les Baby Bell vont pouvoir offrir un accès rapide à Internet.

Par 09 août 1998

Fin de semaine dernière, la FCC à adopter une proposition permettant aux opérateurs locaux de construire des réseaux de données et d’offrir à leurs abonnés téléphoniques un accès rapide à Internet. ...

Fin de semaine dernière, la FCC à adopter une proposition permettant aux
opérateurs locaux de construire des réseaux de données et d’offrir à leurs
abonnés téléphoniques un accès rapide à Internet.
Aux Etats-Unis, le trafic Internet a connu une croissante fulgurante,
entraînant une saturation des réseaux locaux, particulièrement en
Californie. Selon le président de la FCC, William Kennard, le trafic
données croît à un rythme annuel de 300 % et le commerce électronique
devrait, dans quatre ans, atteindre un chiffre d’affaires de 350 milliards
de dollars (2 100 milliards de F), contre 20 milliards de dollars (120
milliards de F) à l’heure actuelle.
Pour faire face à cette demande, les Baby Bell veulent investir dans les
réseaux de transports de données pour pouvoir proposer à leurs abonnés un
accès rapide à Internet grâce aux technologies xDSL.
Autorisés désormais par la FCC à investir dans les réseaux de données, les
opérateurs locaux vont devoir toutefois développer cette activité par
l’intermédiaire de filiales spécialisées. Par ailleurs, ils ne pourront
traiter les données sur leur propre infrastructure qu’à l’intérieur de
leur réseau, au-delà, il leur faudra prouver l’ouverture à la concurrence
de leur marché local.
Cette décision ne satisfait personne. Via l’USTA, les Baby Bell ont fait
savoir qu’une fois de plus “la FFC continue de placer l’intérêt de leurs
concurrents devant celui des consommateurs”.
Les opérateurs longue distance ont, pour leur part, dénoncer les risques
que la décision d’assouplir la législation sur les réseaux de données
faisait peser sur eux.
(Les Echos La Tribune 10/08/1998)

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