Babymo, la suite : le tribunal autorise les campagnes contre les mobiles pour enfants

Par 29 mars 2005
Mots-clés : Smart city, Europe

Il y a quelques jours, la société monégasque ITT, distributrice dans l'Hexagone du Babymo, le téléphone portable des enfants de 4 à 8 ans, annonçait la saisie du tribunal de grande instance de...

Il y a quelques jours, la société monégasque ITT, distributrice dans l'Hexagone du Babymo, le téléphone portable des enfants de 4 à 8 ans, annonçait la saisie du tribunal de grande instance de Paris et l'assignation des associations Agir pour l'environnement et Priartem ("Pour une réglementation des implantations d'antennes relais de téléphonie mobile"). ITT accusait ces deux organisations d'avoir mené contre elle des campagnes actives de dénigrement.

Rappel des faits : depuis plusieurs mois, les deux associations accusées mettaient en garde les consommateurs des dangers potentiels de l'utilisation du Babymo, citant une récente étude britannique publiée en janvier et appelant à la plus grande vigilance en ce qui concerne l'utilisation par les jeunes enfants des téléphones portables (lire l'article consacré à cette étude ).

ITT avait alors élevé la voix contre les deux associations en cause, rappelant que le combiné qu'il commercialise et qui est l'œuvre du chinois CK Telecom avait été conçu en tenant compte des recommandations scientifiques : c'est la raison pour laquelle il permet "de limiter les appels sortants à 5 numéros préenregistrés et de placer son utilisation sous un contrôle parental très strict".

Finalement, ITT n'a pas eu gain de cause. Le tribunal a autorisé les associations Priartem et Agir pour l'environnement à poursuivre leurs campagnes d'information visant à appliquer le principe de précaution en ce qui concerne l'usage de téléphones portables par les tout-petits. Il a également condamné ITT à verser 1 200 euros à chacune des associations pour couvrir leurs frais de justice.

(Atelier groupe BNP Paribas - 29/03/2005)

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