Bangladesh : pour fonctionner, l'e-commerce doit s'adapter au contexte local

Par 22 février 2010
Mots-clés : Smart city, Asie du Sud

Dans le contexte juridique actuel, le développement du commerce en ligne bangladais passera par l'utilisation de banques de règlement comme intermédiaires. Les opérateurs joueront le rôle de passerelles de paiement.

Alors que le commerce électronique décolle en Inde et au Sri Lanka, il peine à participer de manière significative au développement économique du Bangladesh voisin, constatent des chercheurs de l’université de Khuna. En cause : la concentration de la recherche et des moyens sur le développement technique, aux dépens de l’environnement économique et juridique. Les chercheurs proposent du coup un système compatible avec les règles et la législation actuelles. Dans celui-ci, les banques ou les opérateurs télécoms proposent leurs services aux consommateurs tandis qu’une "banque de règlement" fait office d’intermédiaire entre les différents fournisseurs de services. D’après les chercheurs, n’importe quelle banque commerciale peut s’établir banque de règlement.
Une banque de règlement comme intermédiaire
Les chercheurs expliquent que dans le contexte juridique actuel, la banque centrale du Bangladesh n’autorise pas les transactions en ligne entre les différentes banques du pays. Il appartient donc à la banque du consommateur et à celle du site marchand d’adhérer à cette banque de règlement qui se chargera de faire l’intermédiaire et de procéder à la transaction. Les chercheurs expliquent que de cette manière le problème législatif peut être contourné. Autre problème au Bangladesh : les banques n’ont pas de réseaux très développés, elles ne sont pas présentes partout et l’ouverture d’un compte en banque est un processus fastidieux. A l’inverse, la couverture réseau des opérateurs télécoms est excellente et les portables deviennent accessibles à une plus forte portion de la population.
Les opérateurs, passerelles de paiement ?
Les chercheurs suggèrent donc d’utiliser les opérateurs en tant que passerelles de paiement comme alternative à l’utilisation des banques. Les consommateurs bangladais pourraient donc utiliser leur abonnement téléphonique plutôt qu’un compte en banque. Les opérateurs fourniraient à leurs clients un code sécurisé unique, qui servirait alors d’identifiant de transaction en lieu et place du numéro de carte bancaire. Pour acheter en ligne, l’internaute remplirait les différentes informations qui seraient utilisées par le site marchand pour demander à l’opérateur de procéder à la transaction. Là encore, l’utilisation d’une banque de règlement est nécessaire pour mener celle-ci à terme. Les institutions financières ne seraient donc pas complètement exclues du processus.

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