Les banques pas assez tournées vers la gestion de ses finances personnelles ?

Par 06 septembre 2011 1 commentaire
Mots-clés : Smart city, Amériques
online banking

Les institutions financières auraient été assez lentes, outre-Atlantique, à proposer des services de gestion de ses finances personnelles. Notamment pour une question de coût. Une situation en train de changer.

Les solutions de gestion de ses finances personnelles (PFM) ne sont pas encore suffisamment proposées au sein des banques, ou celles-ci ne sont pas forcément reliées aux produits offerts ensuite par ces institutions financières. Tout du moins en Amérique du nord. C'est ce que met en évidence une étude menée par Celent. Selon l'institut, les banques ont été assez lentes quant à la généralisation de cet outil. Toutefois, il sera de moins en moins possible d'en faire l'économie, et la croissance de ce marché promet d'être extrêmement forte dans les années à venir. Pourquoi une telle lenteur ? Pour les analystes, il s'agit d'abord d'un manque de finalisation du processus. Le rôle du consommateur au sein de celui-ci n'aurait ainsi pas encore été clairement établi. De même, les enjeux du marché n'ont pas été totalement cernés (comment gérer l'interface depuis un téléphone ? Une tablette ?).

Des freins du côté de la banque comme du consommateur

De plus, soulignons que l'adoption de ces outils engendre automatiquement des coûts supplémentaires de développement pour la banque bénéficiaire. Pourquoi ? Parce que le cabinet explique qu'ils doivent s'intégrer à l'ensemble des services de banque en ligne, et faire partie de la stratégie globale. D'après les auteurs de l'étude, la combinaison de ces obstacles fera que, fin 2011, seules 8 des 50 plus grandes banques américaines auront mis en place le système. Enfin, le dernier écueil provient des utilisateurs, qui restent en majorité assez peu actifs. Un peu moins de 4 % des clients d'une banque en ligne utilisent un service de ce genre, via leur banque ou un site comme Mint. Et seuls 14,5 % d'entre eux s'y rendent au moins une fois par mois.

Une forte croissance est espérée d'ici 2014

Toutefois, les analystes prévoient une croissance de chiffre à 23,5 % en 2014, date à laquelle plus de 50 % des consommateurs devraient avoir adopté le service, tout comme 21 des 50 banques précédemment citées. Ils concluent en soulignant que pour que ces prévisions puissent s'avérer exactes, il faudra que les banques parviennent à cerner leurs consommateurs et leurs besoins, afin de mettre en place des services qui soient efficaces, qui fusionnent avec les services de banque en ligne et qui retiennent le consommateur une fois celui-ci inscrit. A leur sens, ce processus devra s'appuyer notamment sur l'essor exponentiel du marché des smartphones et des tablettes connectées : la possibilité d'accéder à l'ensemble des services depuis une application personnalisée constitue un argument attractif de choix.

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1 Commentaire

Et qu'en est-il en France ? Etant très mobile, j'attends cela avec impatience. Aura-t-on toujours un laps de temps de retard sur les USA pour les innovations et le marketing ?
slyos.com

Soumis par SlyOS (non vérifié) - le 12 septembre 2011 à 19h39

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