Les banques collaborent pour le haut-débit en Afrique

Par 31 octobre 2007
Mots-clés : Smart city, Afrique

La Banque africaine de développement s'associe à l'UIT pour accélérer le déploiement de réseaux haut-débit dans les capitales africaines. Les partenaires feront appel aux institutions financières pour mener leur projet.

"Les pays africains ont besoin d'infrastructures haut-débit modernes et fiables pour attirer les investissements. Ce, pour créer des emplois et alimenter la croissance économique", explique Hamadoun I. Touré, secrétaire général de l'Union Internationale des Télécommunications (UIT). Dans ce but, la Banque africaine de développement (BAD) a annoncé lors du sommet Connecter l'Afrique avoir signé un accord de partenariat avec l'UIT dans le but très ambitieux de connecter l'ensemble des capitales africaines au haut-débit d'ici 2012. Pour y parvenir, les deux partenaires passeront par la collaboration et solliciteront la participation des bailleurs de fonds et des institutions financières des régions concernées.
Les banques au service de la croissance
Selon Donald Kaberuka, président de la BAD, cette initiative correspond tout à fait aux objectifs du secteur bancaire. "La banque a pour objet de stimuler la croissance et l'intégration économique", note-t-il. Les partenaires entreprendront également des études de faisabilité et élaboreront des propositions de projet. Des investissements seront également réalisés dans d'autres secteurs, avec en vue l'amélioration du réseau de télécommunications dans son ensemble. Ainsi, les deux organismes tenteront entre autres d'inciter les opérateurs à partager leurs infrastructures, ou participeront au déploiement de réseaux en fibre optique dans le secteur du transport et de l'énergie.
Stimuler l'indépendance économique
Dans le cadre de ce partenariat, l'UIT jouera le rôle d'agent d'exécution. Il pourra également fournir une assistance technique si le besoin s'en fait sentir. Les organismes sont de plus en plus nombreux à percevoir l'urgence d'investir dans les infrastructures de télécommunications pour accélérer le développement économique du pays. "C'est une question d'indépendance économique et de renforcement de la compétitivité de l'Afrique dans l'économie mondiale", estime d'ailleurs Hamadoun I. Touré. Toujours à l'occasion du sommet Connecter l'Afrique, plusieurs opérateurs mobiles avaient annoncé leur décision d'investir 50 milliards de dollars pour améliorer la couverture mobile en Afrique du Sud.

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