Les banques européennes au cœur de l’euro fiduciaire …

Par 05 mars 2001
Mots-clés : Smart city, Europe

A compter du 1er janvier 2002, 50,26 milliards de pièces et 14,5 milliards de billets en euro seront mis en circulation. Les devises nationales devront être retirées et échangées contre des pièces e...

A compter du 1er janvier 2002, 50,26 milliards de pièces et 14,5 milliards
de billets en euro seront mis en circulation. Les devises nationales
devront être retirées et échangées contre des pièces et des billets en
euro d’ici le 28 février 2002. Tous les systèmes informatiques bancaires
devront être convertis en euros avant le 1er janvier 2002.
Une étude réalisée par IBM et Marion Bywater, experte sur les
problématiques de l’euro, met en lumière les contraintes internes et
externes que devront respecter les banques. Ce rapport comprend aussi des
témoignages de banques françaises et allemandes, se préparant activement
au passage à la monnaie unique.
Le retrait de la monnaie nationale pour la plupart des banques sera plus
difficile à mettre en œuvre que l’introduction des espèces en euro: ce
retrait devra prendre effet en l’espace de 8 semaines et la monnaie en
circulation sera double. Cette opération d’envergure est sans précédent.
Toutes les banques européennes, pour être prêtes avant le 31 décembre
2001, devront entamer la migration de leurs comptes au cours du 2ème
trimestre 2001. Etabli par la commission européenne, le programme de
passage à l’euro en France est déjà publié. Toutefois, chaque Etat peut
apporter des modifications avant la date d’échéance et adopter son propre
calendrier. Ainsi, en France comme en Belgique, les établissements
financiers disposeront de pièces à partir du 1er septembre 2001 puis de
billets le 1er décembre.
Pour réussir leur migration vers l’euro, les banques devront prendre en
compte un certain nombre de dispositions. Pensant que la stratégie Big
Bang est trop risquée techniquement, la majorité des banques a choisi le
mode de basculement progressif.
De plus, pour assurer le passage à l’euro sans problème, la communication
interne jouera un rôle important. Les employés des banques devront être
en mesure d’assimiler l’euro bien avant la date butoir.
Selon IBM, les banques vont devoir prendre un certain nombre de décisions
pour basculer à l’euro et faire des choix stratégiques en tenant compte de
trois types de contraintes: contraintes de temps (les dates du calendrier
réglementaire devront être strictement respectées), l’implication des
agences et la complexité du projet. Une période de 6 à 8 mois est
vraisemblablement la durée incompressible nécessaire pour ce déploiement.
(Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas – 05/03/2001)

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