Les banques sont responsables de l'avenir des services financiers mobiles

Par 19 janvier 2009

Le m-banking sera peut-être la ''killer application'' de l'univers du mobile. À condition que ses promoteurs - en grande partie les établissements financiers - travaillent la sécurité et la simplicité d'utilisation.

Les services financiers sur mobile ont toutes les chances de faire partie des applications les plus prisées sur téléphone portable, rappelle ABI Research. La preuve : en 2013, ce ne sont pas moins de 500 millions de personnes qui devraient être clientes de ce type de solutions. Très logiquement, ce sont les banques elles-mêmes qui seront à l'origine de leur généralisation. Les analystes estiment qu'en temps de crise, le marché des services financiers mobile est un argument de fidélisation de choix pour ces entreprises. Il n'engage pas les consommateurs à dépenser leur argent, mais à mieux le gérer. Le mobile banking, qui permet d'accéder à distance à ses comptes et de réaliser certaines opérations comme les virements, devrait ainsi connaître un succès important, notamment dans les pays dits industrialisés.
150 millions d'utilisateurs du mobile banking
L'un des exemples est celui de la Bank of America, qui annonçait dépasser le million d'abonnés à son service de banque mobile en juin 2008, un an après son lancement. Et les prévisions sont plutôt optimistes : selon Juniper Research, plus de 150 millions de personnes auront recours à ces solutions depuis leur téléphone portable. L'Extrême-Orient, les Etats-Unis et l'Europe de l'ouest figurant dans le peloton de tête : ces régions rassembleront les deux tiers des utilisateurs. L'enjeu est désormais de les populariser dans les pays en voie de développement. "Chaque banque considère ces options qui permettent d'améliorer la fidélité du consommateur et, surtout, d'atteindre les personnes non bancarisées", note ainsi Mark Beccue, analyste pour le cabinet.
Cibler les personnes non bancarisées
Les deux autres volets du secteur des services financiers mobiles jouent pour leur part un rôle déjà important sur ces marchés. Selon ABI, le paiement de personne à personne à échelle nationale ou internationale favorise le commerce, et commence à étendre certaines gammes de services aux régions rurales. À terme, ce type de solutions pourrait aider des personnes exclues du système financier à sortir progressivement de la pauvreté. Reste que pour que ces solutions soient viables et attirent durablement les clients - tous pays confondus - les banques doivent travailler sur leur image au niveau de la sécurité et de la simplicité d'usage, rappelle Juniper Research. Les différentes lois de régulation du marché financier doivent aussi être prises en compte.

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