Les banques veulent profiter du commerce électronique. Le commerce

Par 11 juin 1997

électronique sur Internet entre sociétés, contrairement à celui entre particuliers qui peine à démarrer, est au rendez-vous en temps et en heure. En 2000, aux Etats-Unis, le chiffre d'affaires globa...

électronique sur Internet entre sociétés, contrairement à celui entre
particuliers qui peine à démarrer, est au rendez-vous en temps et en
heure. En 2000, aux Etats-Unis, le chiffre d'affaires global devrait
atteindre 200 milliards de dollars (3,5 % du PIB du pays) selon le
président de Forrester Research. Le "business commerce" devrait
représenter 66 de ces 200 milliards estimés "ce montant sera
essentiellement dû au commerce interentreprises". Il faut dire que non
seulement les entreprises sont solvables, mais elles ont surtout
l'habitude de travailler par échange de données informatiques. Grâce à son
logiciel de gestion de back-office des transactions sur l'Internet,
OM-Transact, Open Market est l'une des SSII la plus active sur le marché
du commerce électronique "la principale valeur ajoutée naît dans
l'avant-vente et dans l'après-vente". Comme les réseaux internationaux de
cartes, les banques ont bien compris l'intérêt qu'elles pouvaient tirer de
ces marchés en proposant de nouveaux services bancaires. Des opérateurs
télécoms se sont déjà lancés sur ce terrain comme AT&T qui offre dans le
cadre de son service de commerce électronique, SecureBuy, une garantie
bancaire aux cocontractants. Plusieurs banques françaises membres de Carte
Bleue ont ainsi conçu la carte d'acheteur permettant aux entreprises de
régler leurs achats de fournitures de petit montant. Aujourd'hui, pour
poursuivre le développement de cette Purchasing Card, il faut tenir compte
de l'Internet et de l'Extranet et marier davantage commerce électronique
et paiement.
Détentrice d'1 % du capital d'Open Market, Visa lorgne vers Citius Net
pour se doter d'une vaste place de marché électronique indispensable au
commerce "business to business". Cette PME lyonnaise offre en effet, grâce
aux services Altius, Citius et Fortius, un système complet de commerce
électronique à destination des entreprises. La Société Générale et la
Banque Française du Commerce Extérieur détiennent respectivement 28 % et 6
% de son capital. En gestation depuis plusieurs mois, la création d'une
société commune pourrait voir le jour d'ici quelques semaines.
De son côté, fin 1996, Mastercard s'est associé à Actra Business Systems,
filiale commune de Nestcape et de General Electric Information Services
qui ont toutes deux formé un consortium afin de proposer aux banques et
entreprises un système transactionnel pour les achats corporate. Bank of
America, First Data Corp., General Motors, Hoffman-La Roche font partie de
ce consortium.
Quant à American Express (Amex), il mise sur la standardisation des
procédures, car selon lui, c'est l'un des meilleurs moyens pour "élargir
l'usage de l'Internet dans le cadre des achats interentreprises". Fin de
semaine dernière, Amex a publié un corps de règles qu'il espère bien voir
s'imposer comme standard sur le marché. "Open Buying on the Internet"
(OBI), c'est le nom de cette publication, soutenu notamment par Actra,
Intelisys, Microsoft, Open Market et Oracle, vise à bâtir une
interopérabilité des différentes solutions qui existent sur le marché.
(L'Agefi - 10/06/1997)

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