Des bans de poissons-robots low-cost pour explorer les zones sous-marines

Par 23 décembre 2009

Conçues avec un nombre de composants très faibles, les machines élaborées par le MIT seront peu coûteuses à la fabrication. Ce qui permettra de les réunir en escadrons chargés de fouiller les épaves ou patrouiller les côtes.

L’université du Michigan proposait récemment un système autonome s’inspirant du poisson pour surveiller la qualité des eaux. C’est désormais au tour du MIT de lancer sa version du robot poisson. Celui-ci sera capable d’imiter les méthodes de déplacement des animaux aquatiques traditionnels et pourra ainsi explorer des zones où les engins autonomes ne peuvent pas se rendre. La vraie différence portera sur le coût de production très bas du robot proposé. D’après les chercheurs, cela permettra d’envoyer des bancs entiers explorer certaines zones sans que la perte d’un ou de plusieurs engins ne soit dramatique. Les robots, équipés de caméras ou de capteurs, pourraient ainsi être envoyés en exploration dans des épaves de bateaux ou dans les oléoducs.
Mettre en place des patrouilles entières
On peut aussi envisager la mise en place de véritables patrouilles dans les lacs et rivières pour détecter les problèmes de pollution. "Etant donnée la robustesse du poisson robot, il constituera une unité d’exploration à long terme idéal", explique l’un des responsables du projet. Contrairement à la plupart des imitations robotisées du poisson conçues par le passé, les ingénieurs américains ont construit leur engin très simplement. Chaque robot mesure moins de 30 centimètres, n’est constitué que de dix éléments différents et est animé par un unique moteur. Le corps de l’appareil, en particulier, est constitué d’un seul tenant flexible en polymère doux qui accueille et protège tous les autres composants. Le moteur est placé au centre du poisson, et initie un mouvement de vague qui traverse le corps flexible de l’appareil et le propulse en avant.
Imiter les techniques de nage réelles
Cela permet au robot d’imiter la nage des poissons réels qui se déplacent en contractant leurs muscles de part et d’autre de leur corps pour créer un mouvement qui les traverse de la tête à la queue. "La plupart des techniques de nage peuvent être copiées en exploitant les vibrations naturelles des structures souples", note l’un des chercheurs. Il reconnaît cependant que bien que la souplesse du robot soit comparable à celle des poissons réels il n’égale pas leur vitesse. Les prototypes conçus actuellement nécessitent une alimentation comprise entre 2 et 5 Watts. A l’heure actuelle, cette électricité provient d’une source extérieure mais les chercheurs espèrent alimenter le robot à l’aide d’une batterie interne.

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