Barbelés et coquillage

Par 23 août 2011
Plan du Campus de Dimension Data en Afrique du Sud

L’Afrique du Sud, quand on n’est jamais descendu plus bas que le Maghreb (c'est mon cas), cela fait venir des images cliché de ghetto géant, d’armes à feu, de chaleur étouffante, de danses avec du Johnny Clegg dedans, de moustique avec Palu Inside.

 

Sans compter des lectures d’articles ou des partis politiques se déchirent parce que les toilettes du Ghetto (une pour 4 familles, si je me souviens bien) sont toujours à ciel ouvert. Bref, quand on est pleutre et hygiéniste, ça fout les chocottes. Quand on arrive à l’aéroport O.R Tambo à Johannesburg, on se retrouve surtout aux Etats-Unis. Sans la douane sourcilleuse, faut-il préciser. Il y a bien des coquins qui proposent des taxis que l’on suppose non officiels, mais pas plus qu’à Roissy. Et puis des routes impeccables. Mais ce qui frappe de suite, ce sont les murs. Des murs, des barrières. Et puis des fils barbelés, des fils électrifiés. Le bonheur du barn wire, Johannesburg.

Sachant que les sociétés de protection dont les publicités fleurissent sur les immeubles et les murs d’enceinte semblent préférer les modèles américains, ces grands cercles en acier luisant bardés de petites flèches double-sens. Et puis, entre deux lignes de mur, des parcs, des eucalyptus, un ghetto. Ha oui, ça existe bien encore. Le chauffeur de taxi : c’est plus sûr. Il y a dix ans 90% des habitants avaient une arme à feu, maintenant, c’est 40%.  Puis nous arrivons à notre hôtel, une sorte d’enclave protégée pour touristes qui mélange boutiques, bureaux, habitations et hôtels. C’est Disneyland, tout est propret, avec des pitites rues, des pitits feux rouges, des pitits lampadaires, des pitits vélos de courses importés de Roubaix.

Tiens, il y a des huitres au buffet du petit déjeuner. Le soir, il fait frisquet, alors que la côte d’azur dépasse les 30 degrés. Les rendez-vous débutent : Mindset (très fort), Dimension Data (une politique RH 2.truc à faire rêver Franck La Pinta), Eskom (une stratégie numériquo-digitale en pleine maturation). Bizarrement, nos interlocuteurs et trices n’ont pas de cartes de visites. Si vous voulez rester connectés, ne reste que twitter et LinkedIn. Avec une préférence pour ce dernier. Oui, LinkedIn, est un outil bien vivant, ici. On sous-estime l’outil, chez nous.  Quoi que twitter, c’est pas mal non plus : vous voulez un rendez-vous avec l’opérateur Vodacom ? Demandez à son CEO sur twitter. En attendant, je n’ai pas encore vu un gramme de mon Afrique "clichée". On verra sur Cape Town, mais je n’y crois pas trop. D'après nos différents interlocuteurs, Cape Town, c'est la ragions pour les laid back, les gens qui arrivent en retard, les gars à la cool. Le CTO de Dimension Data me dit même qu'avec mes habits, je suis fait pour cette ville. Sont taquins, les Sud-africains.

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