"BarCamp Cameroun apportera de la visibilité à la communauté high-tech"

Par 15 septembre 2009 1 commentaire
Mots-clés : Future of Retail, Afrique

Cette première édition vise à stimuler l'entreprenariat dans ce pays d'Afrique. Entretien avec Jean-Francis Ahanda, PDG de l'entreprise de services informatiques Open Solutions Cameroun et coorganisateur du rassemblement.

L'Atelier : Pourquoi avoir décidé d'organiser un BarCamp au Cameroun*, plutôt qu'une autre forme de rassemblement de la communauté numérique ?
Jean-Francis Ahanda : Il n'y a pas encore beaucoup d'événements de ce type dans le pays. En règle générale, ceux qui existent sont payants, et leurs tarifs sont prohibitifs pour le citoyen lambda. Notre but était d'organiser un rassemblement auquel tout le monde pouvait avoir accès, pour échanger des expériences, parler de solutions sur lesquelles certains acteurs travaillent. Ce que nous voulons, c'est stimuler la création, donner envie aux gens qui ont des idées de se lancer, d'obtenir plus de visibilité, et favoriser l'échange entre des personnes qui ne se connaissent pas forcément.
Plus qu'une communauté du numérique, le Cameroun semble héberger surtout des acteurs un peu isolés.
Si, il y a une communauté, faite de gens qui ont des projets, d'entreprises. Mais c'est vrai qu'elle manque de visibilité. Ce BarCamp devrait être la première vraie occasion de rassembler l'ensemble de ce microcosme. Reste certains obstacles à surmonter pour que cette communauté s'épanouisse. Nous avons la demande, les compétences, les idées. Le véritable problème, c'est l'accès. Jusqu'à peu, les tarifs étaient prohibitifs. Depuis la fin de l'année dernière et l'ouverture à la concurrence, on a vu apparaître une vraie compétition qui a fait baisser les prix. Il faut compter désormais environ 25 euros par mois pour un abonnement, contre le double il y a peu. Et une vingtaine de fournisseurs se partagent le marché, dont quatre à l'échelle nationale**. Pour encourager la création de contenus et accélérer l'échange entre les différents acteurs, il faut avoir accès à la masse.
Est-ce que le principe du BarCamp fait résonance dans la culture africaine ou est-ce qu'il a été difficile d'imposer le concept ?
Oui, nous avons rencontré certaines difficultés, notamment au niveau des sponsors et des institutionnels. En règle générale, on s'adresse à eux pour leur demander une somme fixe. Or là, nous n'avons pas demandé d'argent, mais de participer au projet, en payant par exemple les T-Shirt, ou les pauses café. Tous n'ont pas forcément compris ce principe de participation collective. Au final, le message est malgré tout très bien passé : 70 % de nos coûts sont supportés par des petites entreprises, chez qui ce principe fait écho. En ce qui concerne les participants, ils étaient étonnés de voir qu'il n'y avait jamais une personne qui décidait mais que tout était affaire de discussion. Tout le monde est appelé à participer, du choix du logo à la date.
Quels seront les thèmes abordés ?
Nous avons décidé de rester assez généraux. Le thème est "Digital Dream". Pour l'instant, on est encore à l'écart du rêve. On a du coup pas voulu se focaliser sur un sujet précis afin de pouvoir en aborder un maximum : réseaux sociaux, logiciels libres, musique en ligne, services aux entreprises... L'idée est de présenter des idées qui pourront ensuite être développées. Si l'on prend l'exemple des réseaux, notre but est de pousser les gens à créer les leurs, à l'échelle d'une université ou d'une région dans les six prochains mois.
*Le BarCamp Cameroun aura lieu le 7 novembre 2009 à Douala.
**Orange, MTN, Camtel et Ringo, qui est aussi le sponsor principal du BarCamp Cameroun.

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1 Commentaire

BNP Paribas et *Orange, MTN, Camtel et Ringo, qui est aussi le sponsor principal du BarCamp Cameroun.
Viendraient t'ils aussi à un BarCamp au Gabon

Soumis par Dominique Rabeuf (non vérifié) - le 20 septembre 2009 à 09h14

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