To be or pretend to be?

Par 27 juillet 2010 1 commentaire
Mots-clés : Amérique du Nord

Le post suivant est une interrogation plus qu’autre chose.

Ces derniers mois, j’ai été amenée à changer radicalement mon point de vue sur l’identité numérique.

Back to the roots.
J’ai commencé à fréquenter le web de manière de plus en plus assidue en 2000.
Je me souviens même de ma première recherche sur Altavista, une recherche plutôt insolite. « Penpals »
Aller sur Internet pour trouver des correspondants par lettre interposée, c’est assez savoureux, non ?
J’ai vite compris que pour discuter avec des gens des quatre coins de la planète, il y avait tout ce qu'il faut sur la Toile.
J’ai connu les « you’ve got a mail » qui vous font sursauter sans préavis, les newsgroups Usenet, les mailing lists de Yahoo!, les débuts de la blogosphère sur 20six, les fora de discussion plus lambda.

Curieuse mais pas téméraire ! J’ai toujours pris un pseudo.
Jusqu’à peu.
Au fond, ce qui me paraît aujourd’hui normal, à savoir, se déplacer sur le web avec son nom, est tout récent.
Par la force des choses, on évolue presque tous sur le web avec nos patronymes. Sur MySpace, on tend vers le nom-prénom systématique – plus d’un an que MySpace me tanne à presque chaque connexion pour que mon nom s’affiche. Sur Twitter, l’utilisation de son patronyme est très répandue. Sur Facebook, inscription et concept oblige, on y échappe difficilement.

Ce qui m’amène à mon interrogation.
Depuis peu, sur Facebook, dans mon entourage direct, je vois l’apparition de pseudonymes. Et je m’interroge. Deux exemples.
L’une n’assume pas d’écrire sous sa plume et avait créé un pseudonyme aux allures de vrai nom.
L’autre déambulait sous un pseudo, pour finir par choisir de communiquer avec son nom, sans complexes.
Il y a peu, la première a créé un compte Facebook avec son pseudonyme, avec, sensiblement, les mêmes amis que sur son « vrai » compte.
La seconde, elle, a gardé son « vrai » sur lequel elle communique à peine mais en a créé un autre avec pseudo, sur lequel elle est plus prolixe.

Dans les deux cas, je suis perplexe. Est-ce que les gens sont comme mal à l’aise, vis-à-vis d’une habitude qui s’est imposée peu à peu à eux ?
Est-ce qu’on tend vers l’adoption de plusieurs identités ? L’une officielle, plus léchée, plus travaillée et l’autre, anonyme, plus bavarde mais pas plus authentique pour autant ?

Si on supporte de moins en moins de circuler à visage découvert, on communique cependant toujours davantage sur le moindre de nos pensées, agissements ou projets.

« Give a man a mask and he’ll tell you the truth »?

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1 Commentaire

Jolie tendance, cette schizophrénie facebookienne. Comme si les membres de fb voulaient réagir aux mauvaises habitudes prises pour tout ce qui touche à la gestion des données privées sans pouvoir totalement se passer de l'outil. Mais de toute façon, ce qu'aime facebook, ce sont surtout les activités de ses membres, pas leurs pseudos... Les premières sont monétisables, likables, par les seconds.

Soumis par admin - le 27 juillet 2010 à 15h05

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