Les bénéfices d'un réseau social professionnel se concrétisent avec le temps

Par 03 février 2011
Entreprise Réseau

Avant qu'une plate-forme collaborative ne fasse véritablement émerger une intelligence collective au sein de l'entreprise, il faut amener les salariés à se l'approprier et à y partager de l'information.

Si les outils collaboratifs peuvent apporter de réels bénéfices aux entreprises, notamment en terme d’intelligence collective et de partage de connaissance, ces systèmes ne deviennent efficaces qu’après une première phase d’implémentation. Voilà l’un des constats de l’étude* publiée par USEO, et qui s’intéresse au “potentiel social” des plates-formes 2.0. en entreprise. La question des avantages concrets procurés par les outils collaboratifs prend de plus en plus d’ampleur, selon les auteurs de cette étude. “C’est le grand sujet du moment : comment arriver à valoriser les outils interactifs en entreprise”, explique à L’Atelier Arnaud Rayrole, P-DG d’USEO. “C’est-à-dire, comment adapter les modes d’organisation de la structure professionnelle. Pour cela, il faut assurer un accompagnement, et mener une réflexion de refonte”, précise-t-il.

Le paradoxe des réseaux sociaux professionnels

En clair, user de pédagogie, convaincre les collaborateurs de l’intérêt de ces solutions participatives. Pour, à terme, utiliser des systèmes d’analyse et de recommandation pertinents, qui mettent en relation les individus qui partagent les mêmes expertises, par exemple. “Le grand paradoxe, c’est que pour être efficaces, ces réseaux ont besoin de passer la phase expérimentale, et en même temps, pour amener les collaborateurs à utiliser ces plates-formes, il faut qu’ils en devinent le bénéfice futur”, souligne le responsable. Avant d’ajouter : “heureusement, il y a des jalons intermédiaires, qui donnent plus immédiatement aux salariés le sentiment que ces plates-formes peuvent leur apporter quelque chose de concret”.

Trois phases successives, pour un bénéfice croissant

Ces outils permettent en effet à court terme de mieux collaborer et de mieux communiquer, selon les auteurs de l’étude. “La collaboration et la communication sont deux sujets transversaux qui sont communs à beaucoup d’entreprises aujourd’hui”, indique Arnaud Rayrole. Dans un deuxième temps, quand un nombre représentatif de personnes a rejoint la plate-forme, il est possible de tirer un bénéfice plus important grâce aux échanges informels qui se multiplient. Et qui apportent à l’ensemble de la communauté des éléments d’informations. Enfin, lors d'une troisième phase, “lorsqu’il y a suffisamment d’occurrences, il est possible de mettre en relief les expertises, et de faire émerger une vraie intelligence collective”, conclut le spécialiste.

* “Réseaux sociaux d’entreprise : une disparité propice à une bulle de la valeur 2.0.”

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