Bien que la demande des particuliers soit encore faible, de nombreux

Par 25 novembre 1998
Mots-clés : Future of Retail, Europe

industriels investissent le secteur. Bien qu’il ne se soit vendu en 1997 que 2,3 millions d’appareils photographiques numériques, contre 60 millions d’appareils traditionnels, une cinquantaine de s...

industriels investissent le secteur.
Bien qu’il ne se soit vendu en 1997 que 2,3 millions d’appareils
photographiques numériques, contre 60 millions d’appareils traditionnels,
une cinquantaine de sociétés ont déjà investi ce créneau. Ce n’est pas
fini, que ce soient les industriels de la photographie, de l’informatique,
de l’optique ou de l’électronique, ils sont nombreux à s’intéresser à ce
marché appelé à croître fortement (10 millions d’unités sont attendus pour
l’an 2000).
Jusqu’à présent, l’usage du numérique était surtout le fait des
professionnels, mais les particuliers commencent à s’y intéresser. Jean
Pierre Baux, directeur général de la Fédération française des industries
de l’image souligne “elle attire même à la photo de nouvelles catégories
de consommateurs, en même temps elle n’entame pas la progression des
appareils classiques”.
On prévoit pour cette année la vente de 80 000 appareils numériques,
contre 40 000 en 1997. L’an dernier, les Français ont consacré à la photo
près de 17 milliards de F, acheté 2,2 millions d’appareils classiques et
128 millions de films, soit un chiffre d’affaires “travaux photo” de 8,9
milliards de F pour les laboratoires.
Le parc d’appareils en activité actuellement (un film par an au moins)
atteint 18 millions d’unités, auquel il faut ajouter les 18 millions
d’appareils jetables vendus l’an passé.
Leader sur le marché français des appareils numériques (20 % en volume, 25
% en valeur), Olympus envisage de doubler ses ventes cette année.
Bien que la part du numérique ne représente que 5 % du chiffre d’affaires
total chez Fuji Film, le groupe juge également ce secteur en plein
développement, comme l’explique Denis Mielle, chef des produits numériques
“l’équipement informatique des foyers (un sur quatre en France),
l’utilisation d’Internet pour envoyer ses clichés, la chute programmée des
prix (entre 2 000 et 10 000 F actuellement pour un appareil, selon la
résolution d’image donc du nombre de pixels) et l’appétit pour une
nouvelle forme de manipulation de l’image sont autant de facteurs qui
plaident pour une démocratisation du numérique. Dans la perspective de la
bataille technologique qui va s’intensifier, notre usine mondiale de
capteurs promet de peser d’un poids important”.
Le groupe Kodak pour sa part situe déjà le numérique sous l’angle de la
grande consommation.
Tous les industriels de la photographie affirment que leur culture de
l’image doit leur permettre de faire la différence avec leurs concurrents
issus essentiellement de l’univers informatique, bureautique ou vidéo.
Mais quels que soient leurs métiers de base, tous les acteurs doivent
investir massivement pour s’implanter sur ce marché. C’est pourquoi, nous
assistons actuellement à de nombreuses alliances, comme celle conclue
entre Kodak et Intel en mai, ou bien l’accord passé début novembre entre
Sanyo et Philips.
(Une page Le Figaro Economie 23/11/1998)

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