Les biens virtuels : un produit e-marketing à succès

Par 23 août 2010
Mots-clés : Future of Retail

En ligne, les figurines et logos à l'effigie des marques sont très prisés. Outre les revenus qu'ils génèrent, ces produits sont pour l'entreprise l'occasion d'établir un canal de communication avec les internautes.

Depuis quelques années, les réseaux sociaux regorgent de biens virtuels. Une étude de Viximo, plate-forme d'achat d'application et jeux, établit des prévisions particulièrement optimistes pour ce marché. D'ici à 2015, les revenus générés par les biens virtuels à l'effigie d'une marque devraient selon Viximo, dépasser les 300 millions de dollars. Sur ce marché extrêmement rentable, ce sont les compagnies ou les personnalités les plus connues du grand public qui remportent la palme. Comme la figurine d'un célèbre artiste américain se serait vendue 2,5 fois plus, que le même article virtuel mais dénué de toute référence au chanteur en question.
Favoriser la participation des internautes
"Outre des sources de revenus complémentaires, ce procédé offre à la marque l'image d'une entreprise engagée et authentique auprès de ces clients. Cet outil donne l'occasion aux marques de construire un canal de communication direct avec leur consommateur" indiquent les rédacteurs de l'étude. Pour les réseaux sociaux, les bénéfices sont nombreux. Les biens virtuels permettent aux plates-formes d'augmenter la participation et le niveau d'implication de leurs utilisateurs. "Ils offrent la possibilité de se démarquer des compétiteurs et donnent une raison aux internautes de poursuivre leur engagement dans leur espace", indique le rapport. Reste que pour Viximo, un bon design est primordial pour espérer atteindre un large public.
Vendre certains produits en série limitée
A ce propos les consultants recommandent que les entreprises affinent leurs propres études sur les activités en ligne des consommateurs pour établir quel type de bien permettra à un public ciblé de s'y identifier. Aussi, Viximo propose aux compagnies engagées dans ce processus marketing de vendre certains produits virtuels en série limitée. "Cela pourrait créer le buzz pour des internautes qui veulent s'offrir une entière collection", relève le cabinet d'étude. Ainsi peut-on imaginer qu'à l'avenir des collectionneurs revendent sur eBay des biens virtuels, comme aujourd'hui on se sépare de goodies collectors. Selon Viximo, le marché des biens virtuels devrait bientôt s'étendre à d'autres espaces. "Les applications de check-in type MyTown, Foursquare deviennent de plus en plus populaires et devraient créer une nouvelle plate-forme de ventes".

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