Bilan globalement positif pour les banques françaises sur Internet.

Par 22 juin 2000

Selon la direction des études et de la stratégie de l'AFB, les banques françaises ne doivent pas se sentir menacées par l'émergence de spécialistes financiers sur le web. Selon Marie-Hélène Fortesa,...

Selon la direction des études et de la stratégie de l'AFB, les banques
françaises ne doivent pas se sentir menacées par l'émergence de
spécialistes financiers sur le web. Selon Marie-Hélène Fortesa, Directrice
des études et de la stratégie à l'AFB, les nombreux avantages des
établissement français à réseau, face aux banques Internet ou plus
largement, à distance, devraient leur permettre de maintenir leur
leadership.
Parmi ses avantages, l'AFB retient l'offre "multicanal". Elle rappelle
aussi certaines spécificités nationales restreignant la concurrence des
nouveaux entrants.
Selon Marie-Hélène Fortesa, certaines idées préconçues sur l'avance des
banques étrangères sur Internet sont à revoir. Elle rappelle ainsi que les
deux tiers des Américains n'utilisent pas le Net. 96 % du marché est
détenu par les banques traditionnelles, contre 4 % seulement pour les
banque tout Internet. Aux Etats-Unis, 70 % des paiements se font encore
par chèque. Seules les offres en ligne de quelques grandes sociétés comme
Wells Fargo ou Bank of America rencontrent un succès Outre Atlantique. Les
autres expériences ne séduisent que très lentement le grand public.
Toutefois, les banques françaises doivent se montrer plus réactives. Elles
vont devoir adapter leur offre à Internet, en revoyant si nécessaire leurs
tarifs, ou en créant de nouvelles marques pour celles voulant lancer en
parallèle une banque directe.
Selon les prévisions de l'institut IDC, le nombre de clients en ligne des
banques françaises devrait passer de 500 000 en 1999 à un million cette
année et atteindre 4,7 millions d'ici à 2004.
(Christine Weissrock - Atelier BNP Paribas - 23/06/2000)

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