Le bio-ordinateur surpassera bientôt les machines d'aujourd'hui

Par 03 mars 2016
Des puces électroniques.

Après plus de dix ans de recherches, des universitaires montréalais on réussit à créer un bio-ordinateur plus puissant que les appareils que nous connaissons aujourd’hui.

« Tout a commencé par une simple idée griffonnée au dos d’une enveloppe […] ; des dessins faisant penser à des petits vers dans un labyrinthe. » Le professeur Dan Nicolau, de l’université McGill, était à mille lieues de s’imaginer qu’un jour il trouverait le moyen de faire marcher un ordinateur avec de la matière organique. Pourtant, le principe est simple : utiliser des protéines à la place des électrons qui, sur une puce électronique, sont d’ordinaire propulsés dans les circuits par une décharge électrique pour transporter des informations. Ces protéines, les mêmes dont le corps humain a besoin pour fonctionner, sont de la famille de l’adénosine triphosphate. Et comme dans un organisme vivant, elles servent à emmagasiner et à transporter de l’énergie dans l’ordinateur.

Le prototype, une petite puce fonctionnant aux protéines d’à peine 1,5 cm² a permis de résoudre un problème extrêmement complexe, qu’un appareil classique de cette taille aurait peiné à calculer. En effet, à cause de l’électricité qui est nécessaire à son fonctionnement, un ordinateur se trouve rapidement en surchauffe – c’est généralement sa limite. Grâce aux agents biologiques remplaçant une partie de l’électricité, ce souci ne se pose plus et le bio-ordinateur promet d’être autrement plus durable. « Il nous est compliqué de dire quand nous aurons abouti à un bio-ordinateur complet. Une des options pour travailler sur des problèmes plus grands et plus complexes serait de combiner notre appareil avec un ordinateur conventionnel pour former une machine hybride ».

 

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