La biométrie attise l'intérêt des constructeurs mobiles

Par 07 juillet 2008
Mots-clés : Smart city, Europe

Sécuriser l'utilisation de nos appareils connectés par la reconnaissance de la voix ou du visage : tel est l'objectif du programme européen MOBIO. Pour arriver à terme à une personnalisation totale de nos terminaux.

Les moyens d'identification conventionnels, comme les mots de passe, les codes PIN ou les codes secrets peuvent facilement être volés ou perdus. D'où l'intérêt de développer des solutions plus personnelles et efficaces. Et l'une des solutions pourrait être la biométrie. Pour preuve, le projet européen MOBIO (Mobile Biometry), mené en collaboration avec cinq universités européennes, deux entreprises et un institut de recherche. Son objectif : aborder les prochaines évolutions de la sécurisation par biométrie des appareils connectés, comme les ordinateurs, mobiles, et PDA. Le programme cherche ainsi à développer de nouveaux services d'authentification sur mobile, basés sur la reconnaissance vocale mais aussi faciale.
Utiliser les caméras et microphones déjà embarqués
Le but étant de réussir à concilier ces deux modes en une même solution, afin de cumuler les bénéfices de chacun. "Nous partons du principe quede plus en plus de téléphones portables sont équipés d'une caméra et d'un microphone - contrairement à des scanners d'iris ou des lecteurs d'empreintes digitales par exemple ", explique Matti Pietikäinen, professeur membre du projet. "C'est pourquoi nous privilégions ces deux méthodes d'identification". Les chercheurs du MOBIO comptent se focaliser en particulier sur la segmentation de la voix dans des environnements bruyants, afin de garantir une identification dans les contextes les plus complexes. Autre priorité : la reconnaissance visuelle basée sur la vidéo.
Reconnaître son utilisateur
"Nous privilégions cet axe, afin d'éviter les piratages utilisant des photos pour tromper le système", explique le professeur. Il rappelle "qu'aujourd'hui il est possible d'avoir accès n'importe quand et n'importe où à vos e-mails, mais aussi à des services d'achat en ligne, ou de e-banking. Il devient donc nécessaire de personnaliser la sécurisation de nos appareils mobiles au maximum". Selon lui, ces interfaces doivent évoluer vers une reconnaissance de leur environnement et de leurs utilisateurs. Reste que si les chercheurs se retrouvent à Oulu (Finlande) les 8 et 9 juillet, ce sera surtout afin d'évoquer des pistes de recherche et de développement. Mais pas d'applications en vue pour l'instant.

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