La biométrie est utile au microcrédit

Par 04 janvier 2008

S'identifier par les empreintes. Le procédé, utilisé par plusieurs banques en Asie-Pacifique, semble simple mais efficace : il permet aux personnes illettrées de profiter de services de microcrédit.

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L'utilisation de systèmes d'identification biométrique stimule le développement du microcrédit et des services de microfinancement dans les pays en voie de développement. Ce, tout en permettant aux institutions bancaires de réaliser des bénéfices. C'est le constat fait par le cabinet Financial Insights, qui estime que ces méthodes permettent aux populations peu lettrées d'accéder à des services bancaires. Elles donnent en effet aux individus la possibilité de s'identifier dans les bureaux dédiés par leurs empreintes et non plus par une signature ou un numéro de compte. Autre technique recommandée : celle de la carte à puce, qui permet de suivre les opérations effectuées par son propriétaire afin de le conseiller le plus efficacement possible.
Une opération rentable
L'une des principales régions à en avoir saisi l'enjeu est la zone Asie-Pacifique. "Les banques en Indonésie et en Inde s'imposent comme des leaders au niveau du développement de technologies innovantes aptes à stimuler le marché de la microfinance", souligne Abhishek Kumar, analyste pour Financial Insights. Et d'ajouter : "Ces banques ont montré que des techniques comme la biométrie et les cartes à puce pouvaient être déployées pour viser un segment encore peu exploité, et faire des bénéfices tout en réduisant la pauvreté".
Multiplier les points de distribution
A titre d'exemple, Financial Insights cite ceux de la banque indonésienne Danamon et de celle, indienne, baptisée ICICI. Les deux institutions, qui utilisent ces techniques, ont réalisé des économies en termes de coût administratif de la gestion de leurs services de microcrédit et ont constaté une croissance notable du nombre de leurs points de distribution. Autant d'arguments qui, selon le cabinet, tordent le cou à la croyance établie selon laquelle les systèmes de microfinancement ne peuvent être rentables. Reste que le coût d'investissement pour ces systèmes n'est pas négligeable.

Mathilde Cristiani

L'Atelier groupe BNP Paribas

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