La biométrie, vulnérable à la fraude ?

Par 27 octobre 2010
Mots-clés : Smart city, Europe
Oeil dans un laser

Aussi sécurisés qu'ils puissent paraître, les systèmes d'identification qui analysent l'iris ou les empreintes digitales d'un individu ne sont pas totalement protégés face aux falsifications.

Si les systèmes d’authentification biométriques - comme ceux qui se fondent sur l’analyse de l’iris ou des empreintes digitales - assurent un niveau de sécurité élevé, ils ne sont pas totalement à l'abri des falsifications, alertent des scientifiques de l’université Carlos III de Madrid. Les chercheurs travaillent actuellement à la mise en place de méthodes pour sécuriser ces programmes. L'objectif ? Lutter contre un risque grandissant, selon les scientifiques : le fait que des fraudeurs effectuent de multiples tentatives pour abuser les systèmes. Comme ceux d’identification oculaires, en utilisant des lentilles de contact de couleur. 

Repenser les systèmes d'identification personnelle

Ou en apposant sur leurs doigts des matières de silicone, afin de maquiller leurs empreintes digitales. "Si une fraude potentielle est détectée par le système automatique, celui-ci doit être doté de règles spécifiques correspondant au contexte dans lequel il s'intègre", explique à L'Atelier Raul Sanchez-Reillo, l'un des chercheurs associés au projet. Selon lui, les systèmes biométriques ne sont pas invulnérables, et des garde-fous sont donc nécessaires. Notamment humains. "Par exemple, à un point de contrôle automatique, le système doit refuser l'accès à l'individu et le diriger vers un lieu où il pourra être soumis à une identification traditionnelle, avec la présence d'un agent de sécurité", détaille-t-il.

Garder un temps d'avance sur les fraudeurs

Si ces méthodes, baptisées de "anti-spoofing" (anti-falsification), doivent être mises en place, c'est qu'il est impératif de garder un temps d’avance sur les fraudeurs, précisent les chercheurs. Et de telles méthodes doivent concerner l'ensemble des systèmes biométriques. Les scientifiques mettant parallèlement au point des dispositifs de détection des fraudes. "Nous avons d'ores et déjà travaillé sur les systèmes qui se fondent sur les empreintes digitales et la vascularité, et nous nous intéressons désormais à ceux qui analysent l'iris des individus", conclut le chercheur.

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