"Les blogueurs qui s'imposent ont souvent une expertise"

Par 27 juin 2008
Mots-clés : Future of Retail, Europe

Les blogueurs envahissent la Toile et s'investissent dans quantité de domaines. Selon Capucine Cousin, leur appropriation des thèmes reste cependant limitée.

L'internaute 2.0 est de plus en plus investi dans des thèmes différents : politique, journalisme... Va-t-il petit à petit s'approprier tous les domaines ?
Pas tant que cela, ou alors ce sera une catégorie d'internautes qui ont une expertise dans un domaine précis.
Par exemple, les quelques internautes qui ont percé avec leur blog lors des dernières échéances politiques avaient déjà une expertise dans leur domaine, comme Versac. Quelqu'un comme Etienne Chouard fait presque figure d'exception : il a connu une certaine notoriété en 2005 avec son blog, très critique envers le projet de Traité établissant une constitution pour l'Europe. Alors qu'il était "simple" professeur d'informatique, mais il s'était intéressé de très près au projet de Traité en tant que citoyen...
Mais les blogueurs qui s'imposent ont souvent une expertise dans leur domaine, que ce soit pour tel avocat-blogueur (comme Maitre Eolas) ou un blogueur économiste...
Dans le cas du journalisme, c'est vrai que les projets de journalisme participatif sont nés avec l'idée de faire participer des internautes lambda et des experts à un projet de journal en ligne encadré par des journalistes professionnels, comme Rue89.
Mais de manière générale, je pense que, quel que soit le domaine, le degré d'appropriation de différents thèmes par l'internaute restera limité : cela passera par sa participation - limitée - à des journaux en ligne, par la possibilité qu'il aura de poster son avis sur des blogs d'entreprise ou des sites Digg like (ouverts par de rares entreprises), bien sûr par la possibilité d'ouvrir son blog dédié à un thème...
Pensez-vous que nous nous dirigeons vers le Web 3.0 ?
Là encore, il faut dire que l'expression même de web 3.0 fait débat. Actuellement, on rattache surtout le web 3.0 aux moteurs de recherche basés sur le langage naturel ou le web sémantique. On peut prendre l'exemple du moteur Powerset qui a été ouvert récemment en version publique, mais il ne s'agit que d'une esquisse, puisqu'il est basé sur le langage naturel, et ne couvre pour l'instant que Wikipedia et la base de données Freebase... Personnellement, je rattache aussi le web 3.0 aux réseaux sociaux mobiles (donc utilisables à la fois sur son PC et son téléphone portable) qui émergent, comme Zingku, racheté par Google en septembre 2007, ou le projet oneConnect de Yahoo!, attendu pour cette année.

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