La boucle locale en France.

Par 22 novembre 2001
Mots-clés : Digital Working

Le cabinet de conseil et d’études CESMO vient de réaliser une étude sur le contexte de la déréglementation et le premier bilan de cette ouverture à la concurrence. Objectif : aider à comprendre les...

Le cabinet de conseil et d’études CESMO vient de réaliser une étude sur
le contexte de la déréglementation et le premier bilan de cette ouverture
à la concurrence. Objectif : aider à comprendre les enjeux de cette
déréglementation, évaluer le marché potentiel, guider les acteurs dans
leurs choix, comparer le positionnement et la stratégie des principaux
acteurs sur le marché français.
La déréglementation de l’accès à la boucle locale permet de pénétrer sur
le marché des communications locales, marché de 32,5 milliards de minutes
sur les 42,7 milliards de minutes consommées au total. Le développement
des offres haut débit a facilité cette déréglementation. Ce segment « haut
débit » est valorisé à 2 000 millions d’euros par Cesmo. Selon les
estimations de Cesmo, la pénétration d’opérateurs tiers, concurrents de
l’opérateur historique, s’élève à 390 millions d’euros, soit près de 20 %
de part de marché.
Le marché de la boucle locale représente 9 milliards d’euros en 2001, dont
une part de marché de 4 % pour les opérateurs tiers. Les offres locales de
fibres optiques représentent 71,1 % du marché de la boucle locale haut
débit en 2001, les technologies DSL (Turbo DSL et ADSL) 25,9 %, le câble
1,8 % et la BLR 1,1 %. Le chiffre d’affaires estimé sur le marché du câble
représente 35 millions d’euros en 2001, celui de la BLR 21 millions
d’euros.
La politique d’investissements des différents acteurs du marché cible
essentiellement les zones à forte densité (cas de la BLR) et à forte
population (cas de l’ADSL).
Sur 37 opérateurs DSL au 1er janvier 2001, 4 ont aujourd’hui signé la
convention de dégroupage (Colt, Firstmark, Kaptech et Easynet). Trois
acteurs majeurs du marché n’ont toujours pas signé Cegetel, LDCom, 9
Télécom. D’une manière générale, les acteurs se focalisent sur la
consolidation de leurs positions, avant de partir à la conquête de
nouvelles régions ou de nouveaux marchés.
Wanadoo arrive largement en tête des fournisseurs d’accès Internet
présentant des offres ADSL, suivi de loin par Club Internet et Tiscali.
Les câblo-opérateurs, Noos et UPC Chello représentent, quant à eux, les
trois quarts du marché. Firstmark est le leader des acteurs de boucle
locale radio, BLR Service (Squadran inclus) et Belgacom) faisant figure de
challengers.
Les offres de boucle locale sont souvent couplées à une offre globale de
services sur le marché des grands comptes. L’opérateur effectue
directement le choix de l’offre en fonction des besoins du client grand
compte. Les petites et moyennes entreprises vont devoir, en revanche,
faire face à des choix plus complexes, liés à leur profil. Celui-ci doit
être analysé en fonction de six grands domaines, la téléphonie, l’accès
Internet, l’interconnexion de LAN, la connexion distante à un intranet,
l’hébergement, un service de ligne louée.
Les acteurs du marché se positionnent davantage, face à ces besoins, sur
des services plutôt que sur des technologies. Les entreprises doivent
choisir leur fournisseur en fonction de l’offre, de la présence
géographique et de la gamme des services proposés.
(Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas – 22/11/2001)

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