Les bouquets numériques voient leur qualité de diffusion contestée par

Par 18 décembre 1997
Mots-clés : Future of Retail, Europe

le Lab Sat. Créé par le mensuel Satellite TV Magazine, doté de près d'1 million de F de matériels de mesures aux normes du Digital Videobroadcasting group (DVB), le Lab Sat, laboratoire indépendant,...

le Lab Sat. Créé par le mensuel Satellite TV Magazine, doté de près d'1
million de F de matériels de mesures aux normes du Digital
Videobroadcasting group (DVB), le Lab Sat, laboratoire indépendant,
surveille depuis avril la qualité de diffusion des bouquets numériques.
Chaque mois, le laboratoire dresse le bilan de qualité des chaînes
proposées. De nombreux défauts visuels et sonores (images gelées ou
solarisées, artefacts, mosaïque, mouvements saccadés, défaut de
synchronisation, mauvais rendu des couleurs) sont ainsi détectés. Selon
les bouquets et les chaînes, ces imperfections sont plus ou moins
fréquentes et visibles. Guy Huquet, directeur technique de CanalSatellite,
bouquet régulièrement épinglé par Lab Sat se défend "il n'y a pas photo
entre la télévision numérique par satellite et la télévision hertzienne".
Discours identique chez TPS "le numérique apporte une énorme évolution à
la qualité par rapport au hertzien" . Christophe Corniflet, patron du Lab
Sat rétorque "Faux" "une bonne réception analogique Pal ou Secam
-standards actuels de la télévision hertzienne- est actuellement d'une
qualité supérieure à une réception numérique". Le DVB préconise dans son
guide 1997 un débit de 9 Mbit/s "pour respecter la recommandation de
l'Union internationale des télécommunications afin d'obtenir une qualité
professionnelle" en télévision numérique. Certaines des chaînes diffusées
par CanalSatellite sont au fil des mois mises au pilori par le
laboratoire, ce qui fait bondir Guy Huquet "la plupart du temps il n'y a
aucune dégradation dans la transmission numérique. Il n'y a pas de normes
du DVB, mais des recommandations". Chaîne sportive paneuropéenne, diffusée
aussi bien par CanalSatellite que TPS, Eurosport fait figure de chaîne
étalon. Proposée par TPS avec un débit de 6 Mbit/s, elle reçoit un carton
vert alors qu'avec CanalSatellite et un débit de 4 Mbit/s, elle obtient un
carton rouge. La RAI, service public de télévision, et Mediaset, groupe
contrôlé par Silvio Berlusconi, sont les meilleures élèves en Europe. Le
petit dernier du numérique en France, AB Sat, obtient de meilleures notes
que les deux autres. Les opérateurs français vont à l'avenir adopter la
technique du débit variable, permettant d'allouer à la demande et en temps
réel, un débit supérieur à une chaîne lorsque le programme qu'elle diffuse
l'exige. TPS installera cette technologie baptisée "multiplexage
statistique" au printemps 1998. Il faudra attendre le second semestre 1998
et la mise en place d'une nouvelle génération de décodeurs numériques pour
les abonnés de CanalSatellite.
(Le Monde - 18/12/1997)

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