Bourse : l'opinion sur les réseaux sociaux, un indicateur pertinent mais peu fiable

Par 21 février 2013
Bourse

D'après une enquête menée auprès de professionnels britanniques, l'opinion publique constatée sur les réseaux sociaux influencerait l'estimation des valeurs boursières.

L'année dernière, des chercheurs de la BI Norwegian Business School avaient démontré un lien possible entre l'augmentation des valeurs boursières et la publication de tweets de followers, positifs ou négatifs, directement sur la page Twitter d’une marque. Ce type d'études semblent concorder avec l'opinion des experts sur le sujet. Ainsi, un sondage réalisé par Colt Technology Services, une plate-forme d'échanges d'informations pour les entreprises, révèle que 63 % des professionnels du secteur, tels que des courtiers en bourse et des directeurs de salles des marchés, estiment que l'opinion des individus sur ces réseaux influencerait directement la valeur des actions en bourse.

Des données qui demandent quelques adaptations

D'ailleurs, cette étude réalisée auprès de 360 professionnels de la finance au Royaume-Uni montre même que ceux-ci seraient 45% à considérer l'opinion du publique sur ces réseaux comme un indicateur pertinent. Mais si ces données sont considérées comme fiables, les entreprises se doivent tout de même d'étudier avec précision les millions de messages laissés par les internautes. Comme l'explique, en effet, Hugh Cumberland, spécialiste Payment & Settlement chez Colt Technology Services : « Des millions de messages sont postés chaque jour sur les réseaux sociaux. L'enjeu est donc de pouvoir parvenir à profiter au mieux des données en distinguant celles pertinentes de celles qui ne sont que de simples bruits. » Déjà certaines sociétés boursières s'appuient sur des outils permettant le tri et le classements de ces messages.

Une pertinence qui reste encore à démontrer

Toutefois, près d’un tiers des professionnels sondés considèrent que les contraintes techniques, le manque de précision, la quantité et la rapidité des informations contenues sur les réseaux sociaux constituent un frein à l’adoption de ces médias comme outil d’analyse. Mais seuls 7% le considèrent comme majeur. Il ne faut cependant pas oublier que les sociétés qui investissent dans ce type de procédé peuvent devancer les concurrents faisant appel à des analyses de données plus traditionnelles. On peut donc penser que l'analyse des signaux issus des réseaux sociaux ne sera réellement intégrée que lorsque celle-ci reposera sur des données fiables et de qualité.

 

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