Les boursiers français investissent Internet.

Par 07 décembre 1998

Offrant aux investisseurs la possibilité de gérer eux-mêmes leur portefeuille sans avoir recours aux services des courtiers et gestionnaires traditionnels, le nombre des transactions boursières su...

Offrant aux investisseurs la possibilité de gérer eux-mêmes leur
portefeuille sans avoir recours aux services des courtiers et
gestionnaires traditionnels, le nombre des transactions boursières sur le
Web explose Outre Atlantique. Alors que l’on comptait aux Etats-Unis en
1996 dix huit sites boursiers gérant au total 1,5 million de comptes
représentant 111 milliards de dollars d’actifs, leur nombre est passé fin
1998 à 80 avec 5,3 millions de comptes totalisant 233 milliards de dollars
d’actifs.
Judy Balint, directeur du développement international d’e*Trade, se
félicite “la puissance d’Internet est impressionnante. En deux ans et
demi, nous sommes devenu le numéro deux aux Etats-Unis du courtage on line
alors que, par des moyens traditionnels comme le téléphone, il a fallu
vingt ans à Schwab pour devenir le numéro un”.
Du coup, ayant au départ sous-estimé le développement d’Internet, les
grands noms de la finance américaine rivalisent d’initiatives pour
s’implanter sur le marché des transactions boursières en ligne.
Ainsi, pour capter de nouveaux clients, Merrill Lynch a-t-il décidé
d’offrir gratuitement ses outils d’analyse et de recherche financière
pendant quatre mois.

Les transactions boursières en France, avec l’arrivée d’e*Trade (voir la
revue de presse du 04/12), devraient connaître également un essor très
rapide.
Ayant lancé son service il y a six semaines, la Banque Cortal (Paribas) a
été surprise par le nombre important d’ordres de Bourse transitant sur
Internet. En nombre de transactions, l’établissement est devenu le premier
intermédiaire boursier français sur le Web.
Le même engouement s’observe chez Bourse Direct. Commercialisé depuis un
mois et demi, le service voit déjà transiter près de 10 % des ordres. Tous
les jours, la société reçoit une vingtaine de demandes de renseignements
par e-mail. Le bilan est également positif pour tous les établissements
ayant ouvert un site depuis plusieurs mois.
Ayant ouvert son service sur Internet depuis plus d’un an, Telebourse
Wargny par exemple constate que plus de la moitié des ordres qu’elle
traite transitent par le Web.

Le développement des transactions s’explique aux Etats-Unis comme en
France par un coût inférieur à celui prélevé par un courtier traditionnel.
De plus, la richesse et la diversité des informations disponibles ainsi
que la rapidité et la “fraîcheur” de celles-ci sont très appréciées par
les épargnants.
(Le Monde 06-07/12/1998)

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