Bouygues Télécom va modifier sa stratégie en matière de téléphonie fixe.

Par 07 avril 1998
Mots-clés : Digital Working, Europe

Alors que son "nouvel actionnaire" Vincent Bolloré lui fait savoir que Bouygues n'avait pas les moyens de son développement dans ses six branches (BTP, immobilier, services, routes, audiovisuel, tél...

Alors que son "nouvel actionnaire" Vincent Bolloré lui fait savoir que
Bouygues n'avait pas les moyens de son développement dans ses six branches
(BTP, immobilier, services, routes, audiovisuel, télécoms) et qu'il serait
souhaitable d'envisager une cession, éventuellement les télécoms jugés
trop chers, Martin Bouygues a répondu clairement hier. Les télécoms, c'est
son ambition, sa grande oeuvre, son challenge. Non seulement, les
résultats de l'activité mobile sont prometteurs, mais le développement de
ce métier serait financièrement assuré. La France entière sera bientôt
couverte par le réseau.
Toutefois, le groupe révise sa position sur le téléphone fixe "Nous ne
cherchons pas à devenir des généralistes comme France Télécom et Cegetel.
Notre offre sera plus sélective, et davantage ciblée vers les
particuliers".
Suite à cette déclaration, Télécom Italia, partenaire de Bouygues dans les
télécoms, a exprimé sa surprise devant une décision pour laquelle il
n'avait pas été consulté par son allié.
Rappelons les chiffres de Bouygues Télécom :
Résultats pour 1997 : 1,3 milliard de F de chiffre d'affaires, 504
millions de F de pertes,
650 000 abonnés, 3,3 milliards de dette, 15 milliards de crédit bancaire ;
Prévisions pour 1998 : 4,2 milliards de chiffre d'affaires ;
Prévisions pour 2000 : sur un marché global estimé entre 5 et 20 millions
d'abonnés français au portable, Bouygues Télécom table entre 3,2 et 4,3
millions d'abonnés - 2,4 milliards de dette.
(Libération - Les Echos - La Tribune - Le Figaro - 07/04/1998)

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