"En 1 an, le CA des start-up du Pass French Tech a crû de 144%"

Par 07 octobre 2015
Mots-clés : Smart city, French Tech, Europe
Paul François Fournier

[French Tech Tour] 1 an après son lancement, où en est le Pass French Tech ? Quelle vision pour les start-up et pour les parties prenantes ? Et quel avenir ?

Le 15 septembre dernier, Axelle LEMAIRE a reçu au Ministère de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique les 49 entreprises lauréates de la première promotion 2014-2015 du Pass French Tech. L’occasion pour L’Atelier de faire un bilan des 1 an du Pass French Tech avec Paul-François FOURNIER, Directeur exécutif en charge de l’innovation à BPI France, et de voir les perspectives qui s’offrent aux futurs bénéficiaires.

A écouter dans L'Atelier Numérique, diffusée sur BFM Business.

Le Pass French Tech est un dispositif lancé il y a maintenant un peu plus d’un an, pourriez-vous revenir sur sa genèse ?

Paul-François FOURNIER : Ce dispositif est né du constat d’un certain nombre d’acteurs de l’innovation (BPI France, la COFACE, l’INPI, Business France, l’association des Pôles de compétitivité, l’AFIC) que les entreprises françaises en hyper-croissance avaient parfois du mal à avoir accès aux meilleurs dispositifs que nous, acteurs du soutien des entreprises innovantes, pouvions proposer. Cette hyper-croissance se traduisant par un chiffre d’affaire en croissance extrêmement significative, plus de 100% de croissance en moins de 3 ans ou plus de 50% pour celles entre de 3 à 5 ans. Elles focalisent donc aujourd’hui toute leur énergie sur leurs clients, sur leur marché. Nous avons alors souhaité inverser la charge de la preuve pour elles : nous coordonner nous pour leur offrir une feuille de route de ce qu’on peut faire de mieux pour elles. Et cela prend la forme d’un Pass VIP.

Quel est le processus de sélection des entreprises ?

Une fois les critères d’hyper-croissance vérifiés, Nous nous réunissons avec les autres acteurs pour rencontrer le dirigeant de l’entreprise afin qu’il nous explique la stratégie de son entreprise et où il en est de son développement. On revient vers lui quelques semaines plus tard pour lui proposer les dispositifs les plus pertinents en ce qui concerne aussi bien les financements que le soutien à l’export, l’international ou à la propriété intellectuelle.

Quel bilan pouvez-vous faire de cette première promotion de start-up ? 

48 entreprises bénéficient désormais du Pass French Tech. Il y a une très forte montée en charge. Une enquête a été menée auprès de celles-ci pour savoir comment elles percevaient cet accompagnement et elles y voient unanimement une vraie valeur ajoutée. Le « pari » que l’on s’était lancé qui consistait à dire  « Simplifions et faisons en sorte que tout cela soit plus facile pour elles » est en passe d’être gagné. Mais nous avons tout de même conscience que cette volonté de simplicité et de service reste un combat permanent. Et ce, même si les premiers résultats sont très encourageants et nous incitent, nous, acteurs du soutien, à continuer dans cette voie, à offrir un meilleur service.

Et puis la deuxième chose, ce sont les résultats parlants : la moyenne de croissance de chiffre d’affaire de ces entreprises bénéficiaires du Pass French Tech est de 144% sur la dernière année. Elles ont également multiplié en moyenne par trois (voire plus) leur croissance de chiffre d’affaires à l’export et leurs effectifs ont cru de 420% en un an.

Bilan Pass Frenchtech 2014-2015

Vous vous êtes intéressés principalement au numérique jusqu’à présent, est-ce que la suite c’est d’étendre le Pass à d’autres domaines ?

Effectivement, il y a plein d’autres domaines que le numérique, et il n’y a donc pas de raison que ce Pass ne s’ouvre pas à d’autres secteurs. Nous sommes en tout cas en train d’y travailler pour 2016. Mais les critères devront très certainement être un peu adaptés. si l’hyper-croissance se mesure par la multiplication d’un chiffre d’affaire pour les entreprises du numérique, cela ne prendra pas la même forme pour des domaine comme les Biotech ou dans d’autres secteurs. La logique étant quand même de garder une sélectivité forte.

Nous souhaitons également aller encore plus loin dans le niveau de service car ces entreprises sont en train de pousser les murs. Mais pour cela, il est nécessaire que l’on soit plus efficaces collectivement. Un bilan est donc prévu pour que nous aussi, acteurs de soutien, nous poussions les murs pour être plus efficaces.

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