La branche américaine de l'IFPI s'en prend au moteur de recherche Lycos.

Par 26 mars 1999
Mots-clés : Smart city

Dans sa lutte pour le respect du copyright des productions musicales, cet organisme s'attaquait jusqu'ici aux petits sites proposant le téléchargement de fichiers musicaux au format MP3. Désormais...

Dans sa lutte pour le respect du copyright des productions musicales, cet
organisme s'attaquait jusqu'ici aux petits sites proposant le
téléchargement de fichiers musicaux au format MP3. Désormais, il a décidé
de s'en prendre à son plus grand intermédiaire, le moteur de recherche
Lycos.
Lycos propose depuis février 1999 un annuaire et un moteur de recherche
des centaines de sites musicaux. Jason Berman, le président de l'IFPI
(Fédération internationale de l'Industrie phonographique) explique "c'est
devenu le service le plus populaire de Lycos. Or, aucun autre moteur de
recherche de cette importance ne propose ce type de service". L'IFPI
n'ayant reçu "de messages positifs de la part de Lycos. Ils doivent
montrer leur détermination et je ne pense pas qu'ils le fassent demain ou
même après" envisage des poursuites judiciaires contre Lycos.
L'IFPI a, dans un premier temps, décidé de poursuivre en justice une
société norvégienne spécialiste de la compression de données audio et
vidéo, Fast Research & Transfer, qui fournit à Lycos une licence
d'utilisation de sa technologie pour son service de recherche avancée et
son annuaire de sites musicaux.
Faisant remarquer que "par essence, les moteurs de recherche ne faisaient
qu'indiquer ce qui était disponible sur Internet", Espen Brodin, le
directeur général de Fast Research & Transfer ne pensait pas que ça puisse
être illégal.
(Le Quotidien du Multimédia - 26/03/1999)

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