Brèves : MCI, ex-Worldcom, sort de la faillite… SCO sommé de rembourser ses emprunts… Sex.com coûte cher à Verisign…

Par 21 avril 2004

MCI, ex-Worldcom, sort de la faillite – Worldcom est de retour. Sauf qu’il ne faut plus dire Worldcom, mais MCI. L’opérateur téléphonique tristement célèbre a annoncé sa sortie officielle d’une...

MCI, ex-Worldcom, sort de la faillite – Worldcom est de retour. Sauf qu’il ne faut plus dire Worldcom, mais MCI. L’opérateur téléphonique tristement célèbre a annoncé sa sortie officielle d’une procédure américaine baptisée « chapter 11 » : celle sur les faillites. Michael Capellas, nouveau PDG du groupe depuis 2003, a assuré à la presse que l’opérateur revenait avec plus d’un tour dans sa poche. En effet : avec 6 milliards de liquidités au bilan, des finances saines, un nouveau conseil d’administration, une bonne base de clientèle et une « qualité de service sans équivalent dans le secteur » (dixit le PDG), certains vont devoir faire attention à ce nouveau concurrent… qui va quand même être obligé de communiquer sur sa nouvelle appellation pour faire oublier le nom associé à la plus grosse faillite jamais subie aux Etats-Unis. SCO sommé de rembourser ses emprunts – Une bataille judiciaire peut coûter cher. Très cher. Surtout lorsque l’on se nomme SCO, et qu’on ambitionne d’attaquer toutes les entreprises utilisatrices de Linux, pour faire reconnaître des droits douteux de propriété intellectuelle (voir article du 04.03.2004). Sur recommandation de Microsoft, le fonds d’investissement californien Baystar avait prêté à SCO 20 millions de dollars pour renflouer sa trésorerie. De son côté, la Royal Bank of Canada consentait un prêt de 30 millions de dollars. Seulement, voilà que Baystar demande le remboursement anticipé de son prêt, pour non-respect de termes contractuels. Et la Royal Bank of Canada réfléchit elle aussi à cette possibilité. Si les deux prêteurs exigent effectivement un remboursement, il est à parier que SCO aura du mal à mener ses batailles juridiques contre le monde entier, comme cela semblait parti. Sex.com coûte cher à Verisign - 15 millions de dollars. C’est ce que sex.com va coûter à Verisign. En 1994, Gary Kremen enregistre auprès de l'entité qui gère les « .com » - alors Network Solutions - l’adresse sex.com. Quelques mois plus tard, un individu du nom de Stephen Cohen poste à Network Solutions une fausse lettre d'autorisation de transfert de la propriété de ce nom en sa faveur. Un ordre exécuté par Network Solutions sans autre forme de procès. Gary Kremen porte alors plainte contre Network Solutions pour vol. Sauf que c’est désormais à Verisign, qui a racheté network Solutions, qu’il faut s’adresser. En 2001, c’est Cohen qui est condamné : 65 millions de dollars de dommages et intérêts, qui ne seront jamais déboursés puisque l’oiseau Cohen quitte précipitamment les Etats-Unis avec, très certainement, le pactole que lui a rapporté l’exploitation du nom. Kremen fait alors appel et demande la condamnation de Verisign. Aujourd’hui, un accord amiable semble avoir été trouvé. Verisign devrait payer plus de 15 millions de dollars pour régler cette affaire bien compliquée, mais qui pourrait faire jurisprudence. (Atelier groupe BNP Paribas – 21/04/2004)

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