Brevets : Acacia Technologies pourrait tirer tous les fruits du streaming en ligne

Par 27 février 2004

Si les exigences de royalties d'Eolas sur les balises HTML peuvent s'estomper, suite aux démarches du W3C qui tendent à prouver que ces brevets ont été déposés à une époque où l'on utilisait déjà...

Si les exigences de royalties d’Eolas sur les balises HTML peuvent s’estomper, suite aux démarches du W3C qui tendent à prouver que ces brevets ont été déposés à une époque où l’on utilisait déjà ce type de codage, c’est maintenant au tour d’Acacia Technologie de faire la une des batailles de brevets. L’objet ? Ni plus ni moins que l’usage du streaming média, cette technologie qui permet de diffuser en continu des images ou du son depuis un site Internet.

En procès depuis juillet dernier avec plusieurs sites pour adultes, Acacia a déjà signé des accords de licences avec 116 sociétés qui utilisent du streaming. Le dernier signataire n’est pas n’importe qui : il s’agit de Disney ! Selon Acacia, cet accord devrait lui permettre de récolter entre 1 et 1,5 million de dollars par an en royalties. Une jolie somme pour cette petite société californienne basée à Newport Beach.

Si la Cour Fédéral de Californie confirme les droits d’Acacia, c’est tout un pan des offres de contenus web qui devra lui payer une dîme ! Mais ceux qui souhaiteraient laisser de côté le streaming pour s’orienter vers la diffusion de contenus Rich Media (techniques multimédia interactives : son, vidéo, flash...) pourraient cette fois faire face aux brevets d’Unicast. Rien n’est acté, cependant.

La presse américaine estime qu’un nouveau modèle économique est en train d’émerger : « le brevet sous-marin ». Vous déposez un brevet, attendez que la technologie qui le sous-tend pénètre le marché, puis vous faites exercer vos droits !

(Atelier groupe BNP Paribas - 27/02/2004)

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