Le "bug" de l'an 2000 est très controversé.

Par 13 mai 1998

Malgré toutes les mises en garde, les PME françaises ne sont toujours pas prêtes. Selon une enquête Ifop réalisée entre le 29 avril et le 5 mai, présentée hier par la Fédération française des sociét...

Malgré toutes les mises en garde, les PME françaises ne sont toujours pas
prêtes. Selon une enquête Ifop réalisée entre le 29 avril et le 5 mai,
présentée hier par la Fédération française des sociétés d'assurance
(FFSA), il ressort que 60 % des patrons de PME interrogés n'avaient pas
encore mis en place de structure spécifique, 30 % ont avoué être mal
informés à ce sujet.
Toutefois, les deux tiers des patrons de PME sont conscients que des
dysfonctionnements auront une incidence importante sur l'économie
française. 55 % d'entre eux seulement estiment que leur propre entreprise
subira des perturbations. Pour 73 %, le passage à l'euro est un enjeu plus
important.
Selon le Gartner Group, cabinet de conseils spécialisé dans l'informatique
et les télécommunications, 600 milliards de dollars (près de 3 600
milliards de F) seront investis par les entreprises du monde entier pour
réécrire les programmes, soit près de 10 % du PIB des seuls Etats-Unis.
La Réserve Fédérale américaine estime que la croissance des Etats-Unis
devrait être réduite de 0,1 point dans les deux ans à venir par le "bug de
l'an 2000" et ses conséquences. Toutefois, ces analyses sont contestées
par certains responsables, comme David Starr, directeur informatique du
groupe Reader's Digest "il s'agit de la plus vaste escroquerie jamais
perpétrée par les consultants". Responsable de l'opération An 2000 de
l'agence américaine de l'aviation civile, Raymong Long indique pour sa
part "le principal problème, c'est qu'on ne sait pas de quelle ampleur est
le problème !".
(Le Figaro - La Tribune - Libération - 13/05/1998)

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