BYOD : la perspective de nouveaux usages appelle à des actions aujourd'hui

Par 19 octobre 2012
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Pour le moment, les salariés utilisent leurs smartphones ou tablettes à des fins professionnelles. Demain, il pourra aussi s'agir de voiture connectée ou de lunettes en réalité augmentée. D'où la nécessité d'intégrer dès à présent ces usages aux cadres de son entreprise.

Entre appréhensions et mise en place de procédures d'intégration de ces usages, les entreprises commencent à intégrer le fait qu'elles ne peuvent pas se contenter d'observer de loin cet engouement des salariés pour l'usage de leurs appareils personnels à des fins professionnelles. Mais pour beaucoup, il s'agit encore d'attendre avant de mettre en place un véritable cadre. Pourquoi ? Parce que ces usages pourraient encore évoluer. Pour Christophe Falourd, directeur organisation et systèmes d'information pour ISS France, fournisseur de servics aux entreprises et aux collectivités, et rencontré à l'occasion de l'édition 2012 de Citrix Synergy, c'est une erreur. "Il n’y pas de nouvelles tendances. La messe est dite", a t-il expliqué à L'Atelier. Et d'ajouter que les entreprises doivent dès maintenant s’adapter à ce phénomène devenu incontournable. En fait, il juge que les concepts sont établis et que "c’est aux entreprises de faire en sorte de les appliquer correctement. Il n’y aura pas de nouveaux outils ou de nouvelles avancées rapidement".

A l'entreprise de s'adapter

Pour lui, ce n’est ainsi pas aux utilisateurs de répondre aux questions du BYOD, mais à l'entreprise de s'adapter et de mettre en place les infrastructures facilitant cela, même pour les personnes n'ayant pas encore commencé à venir avec leurs outils. C'est ce que l'entreprise a fait, d'ailleurs. "Pour favoriser la mobilité, nous avons mis en place un mécanisme de synchronisation des smartphones, des tablettes et autres appareils, qui doit être transparent pour les utilisateurs", note t-il. "Ce n'est pas le rôle des salariés de traiter ces problématiques, d'autant plus que certains ne sont pas à l'aise avec ces outils". Ainsi il ne souhaite pas que  les collaborateurs se soucient du matériel. Pourquoi s'y mettre dès à présent ? Parce qu'en effet, si, ces prochains temps, on devrait plutôt voir se consolider ces habitudes plutôt qu'en émerger d'autres, il ne faut pas croire qu'à terme les salariés se contenteront de leur mobile pour travailler. En effet, selon Chris Fleck, Vice President Mobility Solutions & Allianz au sein de Citrix, une multitude d'appareils vont voir le jour. Comme par exemple une montre qui permettra de répondre au téléphone alors que celui-ci serait encore dans un sac ou dans une poche.

De multiples points d'entrée

Selon lui, "l’avenir laissera place à de nouveaux outils encore plus créatifs et qui répondront à de nouvelles utilités. Et qui sait, les gens viendront au bureau avec leurs lunettes de réalité augmentée". En outre, avec l’avenir des voitures connectées, des outils personnels mèneront sur un lieu professionnel et durant le trajet l’utilisateur sera relié à des applications. Même si les entreprises ne fournissent pas ce type d’outil, indéniablement ils finiront par entrer dans l’entreprise. "Aux Etats-Unis, à la sortie de l’Ipad, tous les directeurs voulaient l’avoir. Ainsi le comportement des directeurs informatiques a dû changer. Ils étaient obligés d’y faire face puisque les dirigeants ont imposé leur choix". Résultat : ces nouveaux outils seront autant d'autres portes d'entrée à des intrusions, et d'autres supports permettant de générer ou de transvaser des données potentiellement confidentielles.

 

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