Cabletron change à nouveau de président.

Par 07 juin 1999
Mots-clés : Digital Working

Cabletron, quatrième fabricant mondial de matériel de réseaux informatiques derrière Cisco, 3Com et Bay Networks, change une nouvelle fois de patron. Ayant repris la tête de la société il y a un a...

Cabletron, quatrième fabricant mondial de matériel de réseaux
informatiques derrière Cisco, 3Com et Bay Networks, change une nouvelle
fois de patron. Ayant repris la tête de la société il y a un an en pleine
tempête, son cofondateur Craig Benson laisse la place à Piyush Patel,
l'actuel patron de la recherche et de la technologie, alors que l'horizon
semble à nouveau s'éclaircir.
John d'Auguste, patron mondial des ventes, explique "il y a deux ans, la
société a cessé de grandir, nous n'avons pas anticipé le passage du marché
vers la technologie des routeurs et nous avions d'un coup 800 millions de
dollars, soit 50 % de nos ventes, avec un matériel devenu obsolète. De
plus, nos vendeurs ne savaient vendre qu'aux techniciens et n'avaient pas
l'habitude de s'adresser aux patrons informatiques ou aux PDG, comme le
fait Cisco".
Après des ventes en 1998 en baisse de 2 %, l'exercice 1999 clos en février
dernier a enregistré un chiffre d'affaires de 1,41 milliard de dollars,
soit une faible croissance de 2,5 % (contre plus de 17 % pour l'ensemble
du marché) et une perte nette de 245 millions de dollars.
Toutefois, les changements opérés depuis un an semblent porter leurs
fruits. Avec l'achat de la jeune société Yago, Cabletron s'est doté de la
dernière technologie dite "niveau 3". Mi-commutateurs, mi-routeurs, ces
machines assurent des performances supérieures aux routeurs traditionnels
pour un prix très inférieur.
Selon une enquête du cabinet d'analyses Dell'Oro, Cabletron s'est octroyé
plus de 30 % du marché devant Nortel et Cisco.
Par ailleurs, la société s'est développée dans les logiciels avec un
produit de gestion des réseaux disputant la première place mondiale à
Hewlett-Packard dans les services d'intégration.
Enfin, Cabletron va, comme ses concurrents, sous-traiter entièrement sa
fabrication.
Ayant retrouvé son dynamisme, la société est de nouveau attractive pour
les analystes.
(Les Echos - 7/06/1999)

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