Pour les cadres, high-tech ne rime pas encore avec innovation

Par 29 janvier 2009

Plus d'un tiers des cadres aborde régulièrement des questions des nouvelles technologies en réunion. Pourtant, une grande majorité ne discerne pas encore l'impact réel de ces dernières sur l'innovation et la compétitivité de leur entreprise.

Près de neuf cadres sur dix apprécient l'usage de nouvelles technologies dans leur entreprise. Mais plus de la moitié estime que ces mêmes solutions ne peuvent pas être considérées comme des moteurs de l'innovation. C'est ce qui se dégage de l'étude réalisée par l'IT Governance Institute sur la perception par les salariés de la gestion des nouvelles technologies dans leur entreprise. "Dans le climat économique actuel, les entreprises devraient rechercher des utilisations innovantes des technologies de l'information susceptibles d'accroître la valeur", explique John Thorp, du comité de gouvernance des technologies à l'ITGI. L'une des raisons invoquées est que selon les personnes interrogées, plus de 40 % des entreprises ne mesurent pas la valeur des investissements TIC.
Un manque de circulation de l'information
Difficile du coup pour les cadres de se rendre compte des bienfaits des technologies sur l'innovation et la compétitivité et de réclamer des investissements supplémentaires. Autre raison, également due au manque d'information : pour près d'un tiers des salariés interrogés, cette méconnaissance de l'impact des technologies sur l'innovation en entreprise est à imputer au département informatique de leurs propres sociétés. Celui-ci ne les informe pas sur les différentes opportunités. Seul un tiers s'estime satisfait et compte sur ce service pour être mis au courant des solutions capables d'apporter des opportunités d'affaires. D'où l'intérêt d'instaurer une meilleure communication entre les différents pôles.
Donner le ton au niveau de la direction
Pour faciliter cette dernière, l'Institut recommande entre autres choses l'intégration du directeur du SI dans l'équipe de direction. D'autant que pour plus de 70 % des cadres, c'est cette même équipe qui doit être responsable de la gouvernance IT au sein d'une entreprise. "Les cadres ont heureusement la possibilité de réduire ces barrières", argue cependant Robert Stroud, vice-président de l'ITGI. "Ce, en donnant notamment le ton au niveau de la direction, afin d'accompagner ce changement de culture". Les deux cent cinquante salariés participants ont été interrogés par PriceWaterhouse Coopers Belgium. Ils sont issus de tous les cœurs de métiers hors TIC. Vingt deux pays ont été couverts, en Europe, Asie-Pacifique, Amérique du nord et latine.

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